Ils, elles n’ont pas attendu le 19 mars pour se syndiquer CGT… Rejoignez-les !

Depuis le 1er janvier 2009, près de 8 000 salariés actifs, retraités ou encore privés d’emploi, ont
décidé d’adhérer à la CGT, soit plus de 60 % supplémentaire par rapport à la même période 2008.

Ce choix est à mettre en parallèle avec les attentes fortes exprimées dans la période en matière de salaire, d’emploi, de protection sociale, de retraite, de service public.
Il renforce le processus d’actions revendicatives en cours, particulièrement la formidable journée unitaire du 29 janvier.
Il matérialise concrètement la force d’un mouvement revendicatif, par la place et le rôle du syndicalisme, plus singulièrement celui de la CGT dans sa capacité de contestation, de proposition, de rassemblement, de lutte, de négociation pour la satisfaction de toutes les revendications.

Poursuivre le 19 mars pour gagner !

La décision de l’ensemble des organisations syndicales interprofessionnelles d’appeler à la poursuite de l’action le jeudi 19 mars, confirme la nécessité de réponses immédiates et durables pour l’ensemble du monde du travail.
Si le 29 janvier, avec sa force et son unité, a permis quelques annonces par le Président de la République, il est clair que celles-ci ne sont ni à la hauteur des exigences revendicatives, ni au niveau pour une sortie de crise durable.

L’enjeu désormais est bel et bien dans une action le 19 mars plus forte encore que celle du 29 janvier. Il s’agit de porter l’espoir d’une efficacité plus grande encore dans l’action collective.
En fait, les salariés par leur rassemblement, veulent tout simplement gagner !

Se syndiquer CGT plus nombreuses et nombreux d’ici le 19 mars !

En se syndiquant à la CGT, les milliers de salariés ont recherché la solidarité, l’efficacité, la démocratie, la proximité pour la satisfaction de leurs revendications.
Si la CGT est une force qui compte dans la période, elle considère néanmoins que sa capacité d’augmenter la dynamique revendicative est intimement liée à son rayonnement. En clair, la CGT n’existe pas dans toutes les entreprises ni parmi toutes les catégories de salariés, en tout
cas pas au niveau où les enjeux revendicatifs nécessiteraient qu’elle soit !

Vous êtes des centaines de milliers à vouloir poursuivre votre action le
19 mars. Vous avez raison ! Si sans attendre ce jour-là, vous décidiez de vous organiser CGT ?
Et si vous décidiez de vous syndiquer CGT ? Nul doute que les conditions de rassemblement, et donc d’efficacité, s’en trouveraient renforcées !

Contactez nous : cgtcram@gmail.com

Avec la mise en place des Agences Régionales de Santé, les acquis statutaires et conventionnels des salariés de la sécurité sociale et du ministère de

- Des salariés de statuts différents auront le même directeur. Ce déplacement autoritaire des salariés vers un établissement public est une première à la Sécurité Sociale et dans la fonction publique d’Etat, lourd de conséquences.
- 80% des personnels des services du ministère de la santé, la majorité des salariés des Caisses Régionales d’Assurance Maladie, des médecins conseils de la sécu vont intégrer les ARS. Rien n’est dit sur le futur statut de ces salariés. Ils n’auront droit ni à la Convention Collective de la Sécurité Sociale, ni au statut de la Fonction Publique.
- Comment accepter que le statut de fonctionnaire d’Etat, assurant égalité de traitement des usagers et neutralité d’intervention face aux fortes influences extérieures, soit ainsi balayé ?
- Comment accepter que ces salariés ne bénéficient pas d’augmentation de salaire lorsque la Sécurité Sociale ou la Fonction Publique décideront une augmentation de la valeur du point ?
- 20% des fonctionnaires actuels rejoindront les futurs services de la cohésion sociale dans les
régions et départements, confondus avec des personnels d’autres administrations également démantelées (Jeunesse et Sport, Services Vétérinaires, Concurrence et Consommation...) qui n’ont rien à voir avec les missions sociales.
- Des services « d’incohérence et de co-errance totale » qui rendront le service public illisible et incompréhensible pour les usagers.
- Dans ces ARS, seront recherchés des “managers” qui poursuivront sans contre pouvoirs les transferts budgétaires du secteur sanitaire public vers le secteur privé, ainsi que les plans de réduction massive des moyens des hôpitaux et des établissements sociaux et médico-sociaux, dans une logique comptable de diminution des déficits budgétaires.

POUR UN 29 JANVIER 2009 HISTORIQUE

Déclaration commune
Propositions et revendications des organisations syndicales
CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA

La crise économique amplifiée par la crise financière internationale touche durement une
grande partie des salariés dans leurs emplois et leurs revenus. Alors qu’ils n’en sont en rien
responsables, les salariés, demandeurs d’emploi et retraités, sont les premières victimes de
cette crise. Elle menace l’avenir des jeunes, met à mal la cohésion sociale et les solidarités ;
elle accroît les inégalités et les risques de précarité.

Les seules lois du marché ne peuvent régler tous les problèmes.

Face à cette situation et considérant qu’il est de leur responsabilité d’agir en commun,
en particulier lors de la journée du 29 janvier, pour obtenir des mesures favorables aux
salariés, les organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires,
UNSA ont décidé d’interpeller les entreprises, le patronat et l’Etat.

Surmonter la crise implique des mesures urgentes en faveur de l’emploi, des rémunérations et
des politiques publiques intégrées dans une politique de relance économique.

1 – Donner la priorité au maintien des emplois dans un contexte de crise économique
De nombreuses entreprises mettent la pression sur les sous-traitants et fournisseurs faisant
supporter à leurs salariés blocages de rémunérations et pertes d’emplois. Par ailleurs, des
salariés sont contraints à des durées du travail élevées, tandis que les salariés temporaires, en
intérim ou en CDD, sont les premiers à faire les frais des baisses d’activité. Des entreprises
utilisent la crise pour opérer des restructurations tout en maintenant la rémunération de leurs
actionnaires.

C’est intolérable et inadmissible.

Les entreprises confrontées aux baisses d’activité utilisent des mesures de sauvegarde
d’emplois comme le chômage partiel, les jours de RTT ou de congés… Toutes ces mesures
doivent être négociées dans l’objectif de préserver l’emploi et les salaires. Les aides publiques
doivent aussi y être conditionnées. Les entreprises doivent améliorer l’indemnisation du
chômage partiel et tous les salariés doivent pouvoir en bénéficier. Ces périodes de baisse
d’activité doivent être utilisées pour développer la formation professionnelle et renforcer les
compétences des salariés.
Dans toutes les entreprises, quelle que soit leur situation, c’est notamment en investissant dans
la formation et le travail qualifiant et en réduisant la précarité que la performance sera
assurée.
Dans la fonction et les entreprises publiques, il est indispensable de répondre aux besoins de
notre société et de la population et de leur attribuer les moyens nécessaires. Dès 2009, le
gouvernement doit renoncer aux 30.000 suppressions de postes. Il faut abandonner une
politique aveugle de suppression d’emplois et penser autrement l’évolution des services
publics dont la qualité et l’emploi constituent une question centrale.
La situation des salariés précaires du public appelle des mesures de justice sociale.

2 – Politiques salariales : améliorer le pouvoir d’achat, réduire les inégalités
Les exigences des actionnaires ont conduit, dans beaucoup d’entreprises, à l’accroissement
des inégalités. Elles se sont aussi traduites par une redistribution des richesses privilégiant le
versement de dividendes au détriment des salaires et de l’investissement.
Dans les branches, les entreprises, les fonctions publiques, les négociations salariales doivent
assurer au moins un maintien du pouvoir d’achat et une réduction des inégalités.
Les allégements de cotisations sociales doivent être conditionnés à la conclusion d’accords
salariaux.

3- Orienter la relance économique vers l’emploi et le pouvoir d’achat
Il est de la responsabilité de l’Etat et de l’Union Européenne de décider de politiques
d’interventions publiques coordonnée favorisant une relance économique. Celles-ci doivent
viser à la fois :

§ Une relance par la consommation en améliorant le pouvoir d’achat, en priorité des revenus
les plus modestes parmi lesquels de nombreux salariés, demandeurs d’emploi, retraités et
bénéficiaires de minima sociaux.

§ Une politique de développement de logement social à la hauteur de l’urgence, un
encadrement des loyers et un accès au crédit dans des conditions excluant les taux usuraires.

§ Une protection sociale (santé, retraite…) dans un cadre collectif et solidaire.

§ Des investissements ciblés, en particulier en matière d’infrastructures, d’équipements
publics et de services publics, en favorisant la recherche, le développement, l’éducation et la
formation.

Les investissements publics et privés doivent notamment être orientés en faveur d’une
économie du développement durable mettant en oeuvre les principes adoptés au Grenelle de
l’Environnement.

§ Toute aide accordée à une entreprise doit être ciblée et faire l’objet de contreparties. Elle
doit être conditionnée à des exigences sociales, en particulier en matière d’emploi. Elle doit
faire l’objet d’une information et d’un avis préalable des élus représentant les salariés. Dans le
cas spécifique du secteur bancaire, l’utilisation des aides publiques doit donner lieu à un
contrôle direct par l’Etat.

4 – Préserver et améliorer les garanties collectives
Les conditions de vie et de travail pour les salariés des secteurs privé et public, passent par
l’amélioration du cadre collectif. C’est pourquoi il faut :
abroger les dispositifs légaux qui ont conduit à remettre en cause la réduction du temps de
travail
retirer la proposition de loi sur le travail du dimanche.
respecter le dialogue social sur tous les projets et propositions de loi qui touchent à la
réglementation du travail.
face à la révision générale des politiques publiques (RGPP), mettre en oeuvre des réformes
porteuses de progrès social.

5 – Réglementer la sphère financière internationale
Cette réglementation doit mettre un terme à la spéculation, aux paradis fiscaux, à l’opacité du
système financier international et encadrer les mouvements de capitaux. L’Union européenne
doit être au premier plan pour l’exiger.

Il faut aussi imposer le respect des droits fondamentaux et sociaux et des normes
internationales de l’OIT dans tous les échanges internationaux. L’aide publique au
développement doit être maintenue et améliorer. C’est ce que demande le mouvement
syndical international.

Le 5 janvier 2009

La cgt

La cgt