Lettre aux administrateurs de la CARSAT NE

Madame, Monsieur,

Depuis plusieurs semaines nous sommes interpellés par des agents de notre organisme sur la manière dont le management semble avoir changé depuis le renouvellement de notre direction.

Nous sommes conscients de la situation budgétaire précaire dans laquelle la caisse se trouve actuellement, les services concernés ont d’ailleurs alerté direction et instances depuis plusieurs mois.

Cependant, il ne nous apparaît pas justifié de faire payer le prix de cette gestion aux équipes techniques.

Le comportement récent de la direction dénote un manque de confiance appuyé, ainsi qu’un manque de respect répété qui n’est pas loin du harcèlement.

Ce manque de confiance se traduit également par la volonté de viser chaque décision, chaque projet, ce qui en soi ne serait pas une mauvaise chose si une des conséquences n’était de rallonger les délais de décisions et d’alourdir le travail administratif, ce qui affecte fortement l’efficacité du service rendu aux usagers.

Sclérosante, rigide et anxiogène, la situation inquiète toutes nos organisation syndicales, cadres et employés. Le passage d’un management très participatif à un management dirigiste et bureaucratique est peut-être une décision réfléchie de la part de nos décideurs, hormis ce choix de gestion, il est de notre devoir de vous avertir que la gestion du changement et la prise en compte de l’humain laisse fortement à désirer.

En tant qu’administrateurs vos prérogatives et missions ne sont certes pas de vous opposer à la direction pour défendre nos intérêts, mais en tant que syndicalistes, vous serez forcément à l’écoute de cet appel, qui sans être un appel à l’aide, n’en est pas moins le premier signal d’un malaise qui grandit.

Nous sommes décidés à faire ce qu’il faudra pour faire valoir nos droits à travailler dans le respect et la transparence, mais nous sommes également conscients que, au vu de la situation tendue de nos services de production, un mouvement social comme notre caisse en a connu il y a quelques années, serait particulièrement coûteux et dommageable pour le service rendu à nos assurés.

Une autre solution doit être possible, et nous l’appelons de tous nos vœux.