Sécu : interfédérale du 18 septembre

Ainsi qu'il en avait été convenu, les organisations syndicales se sont rencontrées en préalable à la RPN sur le "droit syndical", pour échanger sur la formulation d'une demande commune d'ouverture de négociations salariales.
Si toutes étaient d'accord sur la démarche, il est vite apparu des différences dans la formulation des revendications sur lesquelles nous aurons l'occasion de revenir.

Après discussions un consensus s'est néanmoins réalisé autour d'une demande commune auprès du directeur de l'UCANSS , exposée par la CGT, en début de séance :
"Monsieur le directeur,
Lors de la RPN du 12 septembre dernier, toutes les organisations syndicales vous ont demandé la convocation d'une RPN salaires. En réponse vous avez déclaré que le COMEX du 19 septembre portait à son ordre du jour un "point sur la politique salariale dans l'institution".
Vous êtes le représentant du COMEX dans la négociation paritaire, c'est pourquoi l'ensemble des organisations syndicales vous chargent de répercuter auprès de celui-ci leur demande de convocation d'une RPN avec à l'ordre du jour "l'augmentation de la valeur du point".
Une réunion paritaire est prévue le 25 septembre sur "les gardes et astreintes", aussi nous exigeons que la RPN salaire soit réunie aussitôt afin que vous nous fassiez part des propositions du COMEX.
Si tel n'était pas le cas, les organisations se réuniront en "interfédérale" en lieu et place pour décider de leur attitude.

RDV le 25…?

Salaires: la fédération CGT propose une interfédérale

Par courrier du 3 septembre (lire le courrier) la fédération propose une rencontre à toutes les organisations pour organiser une exigence commune d'ouverture de négociations salariales qui comportent de véritables avancées pour le personnel.
Cette initiative a rencontré l'assentiment unanime des fédérations qui se sont toutes immédiatement déclarées favorables à notre proposition.
Reste à en fixer la date qui pourrait être le 12 septembre, jour de la prochaine RPN à l'UCANSS sur la complémentaire santé.

Mutualisations : les premières réactions ?

Les actions dites de "mutualisations" (derrières lesquelles se profilent des regroupements), engagées dans la branche Maladie ont amené dans la dernière période, les syndicats CGT des CPAM et CRAM à se rencontrer régionalement et à s'exprimer devant le personnel.

Les syndicats très inquiets pour le service social de la sécu

Pour les assistantes sociales de la caisse régionale d'assurance maladie d'Ile-de-France (CRAMIF), le message est clair : "le service social de la sécurité sociale est menacé de disparition".
C'est ce qu'elles sont venues dénoncer, mercredi 29 août, au cours d'une conférence de presse où elles ont déploré la diminution des effectifs de ce service, "comme [de] ceux de tous les services et organismes de l'institution", partout en France, ont-elles précisé.
Mais dans le cas de ce service, créé en 1947 pour "aider les assurés sociaux à faire face aux difficultés (...) entraînées ou aggravées par la dégradation de leur état de santé", les conséquences pour les usagers risquent d'être particulièrement graves, craignent les organisations syndicales CGT et UGICT-CGT de la CRAMIF et FO employés et cadres, à l'initiative de cette alerte.
Selon elles, la réorganisation prévue dans le cadre des objectifs de gestion 2006-2009 de la CNAM "va interdire à nombre d'assurés en grande difficulté de bénéficier de l'intervention du service social spécialisé", seul à avoir la connaissance nécessaire des dispositifs de l'assurance maladie pour démêler des situations parfois très complexes, rétablir les personnes dans leurs droits et ainsi prévenir les risques de précarisation sociale.

Des départs non remplacés

"L'ampleur de la suppression des postes est énorme", a ainsi affirmé Christine Hamet, déléguée du personnel FO.
Au terme des trois années du contrat pluriannuel de gestion signé entre la CRAMIF et la caisse nationale d'assurance maladie en application de la convention d'objectifs et de gestion (COG) signée entre l'Etat et la CNAM, le non-remplacement des personnels partant à la retraite doit en effet se solder par la disparition de 66 postes d'assistants sociaux sur 410 (alors même que 19 de ces postes étaient déclarés vacants fin 2006), de 12 postes de secrétaires sur 182 et de 11 unités de travail (soit autant de cadres responsables d'unités) sur 41, ainsi que de l'équipe de réserve permettant de compenser les absences (congés maladie, maternité, etc.), selon les syndicats.
L'organigramme du service social régional ne compterait donc plus en 2009 que 390 travailleurs sociaux dont 344 assistantes sociales, selon le compte-rendu de la séance du 25 juin 2007 du comité d'entreprise de la CRAMIF, eu égard aux 39 remplacements seulement prévus pour les 99 départs en retraite de travailleurs sociaux (dont 19 cadres), et aucun pour les 18 départs de secrétaires.
Les syndicats réclament donc le maintien des effectifs antérieurs pour continuer à assurer leur mission.
Parallèlement à ces suppressions de postes, ils dénoncent aussi les critères de priorité qui leur sont imposés dans l'accueil des usagers, conformément aux quatre programmes nationaux de la CNAM qui mettent en avant les assurés en situation d'arrêt de travail de plus de 90 jours percevant des indemnités journalières, le passage en invalidité, la sortie d'hospitalisation et la prévention santé pour les publics bénéficiaires de l'aide à une complémentaire santé.
Avec pour résultat une situation ubuesque où des rendez-vous sont pris automatiquement avec les usagers concernés sans demande de leur part, alors que les travailleurs sociaux se voient dans l'obligation de refuser des entretiens, faute de temps, à des assurés sociaux qui font appel à leur aide, ont vivement regretté Christine Hamet et ses collègues.

Une AG prévue le 24 septembre

Autre motif de grief des syndicats : la réorganisation des "secteurs" d'intervention, redécoupés progressivement en "territoires" eux-mêmes regroupés en "unités", entraîne par ailleurs un éloignement géographique du service social, préjudiciable à des personnes déjà fragilisées par la maladie. Une approche territorialisée qui "inscrit le service social dans une démarche moderne dans l'action sociale dans laquelle l'usager est bénéficiaire d'une 'offre de service' afin d'assurer une continuité de fonctionnement et de prise en charge", assure cependant le compte-rendu du CE de la CRAMIF du 25 juin.
"Nous avons un sentiment de destruction de notre service social", a résumé Marie-Claude Lecouvreur, déléguée du personnel CGT, en jugeant ces orientations d'autant plus graves que "la situation sociale de notre pays se dégrade et que l'utilité de ce service, créé pour répondre aux besoins de l'après-guerre, reste toujours d'actualité".
Les syndicats appellent donc les assistantes sociales à se mobiliser en assemblée générale le 24 septembre, date de la prochaine réunion du CE de la caisse régionale d'assurance maladie.

Source : ASH