Ensemble pour un grand 15 décembre européen

CFDT, CGT, FSU, SOLIDAIRES, UNSA se sont réunies ce 29 novembre pour tirer les enseignements de la mobilisation unitaire du 23 novembre. Les organisations syndicales ont décidé :
 De poursuivre les réunions de l’Intersyndicale afin de pérenniser la dynamique créée par la mobilisation née avec la crise et amplifiée avec le dossier des retraites
 D’interpeller les gouvernements et les parlementaires (nationaux et européens) dans le cadre de la journée européenne de la CES du 15 décembre 2010 sur les politiques d’austérité en Europe. Elles soutiennent les initiatives prévues dans les territoires.
 De réactualiser la plateforme intersyndicale du 5 janvier 2009 au regard des enjeux de la période que sont l’emploi, la protection sociale, la fiscalité, le pouvoir d’achat, les services publics…

Une première réunion de travail aura lieu le 13 décembre.

Paris, le 29 novembre 2010
AUCUNE LOI NE PEUT ARRETER
LES REVENDICATIONS DES SALARIES

Les revendications en matière d’emploi, de salaires, de conditions de travail, d’inégalité entre les femmes et les hommes, de fiscalité et de partage des richesses restent plus que d’actualité !

La promulgation de la loi sur les retraites ne retire en rien le caractère injuste et inacceptable de cette réforme.

L’intersyndicale C.G.T - C.F.D.T – F.S.U – UNSA – SOLIDAIRES appelle à un rassemblement le

MARDI 23 NOVEMBRE 2010
À 17 h 00

Place MAGINOT
À NANCY


POUR INFO :

- une distribution de tract de l’intersyndicale aura lieu
le LUNDI 22 NOVEMBRE 2010 à 7 h 00 en gare de NANCY


- à l’initiative de l’UL de TOUL, un RASSEMBLEMENT est organisé le SAMEDI 27 NOVEMBRE à 10 h 00 devant la Permanence de Nadine MORANO.

L’Union Départementale appelle les syndicats disponibles à se rendre à ce rendez-vous.

Communiqué CFDT, CFE/CGC, CFTC, CGT, FSU, UNSA

Intersyndicale du 21 octobre

Les journées du samedi 16 et du mardi 19 octobre 2010 confirment que la mobilisation est ancrée dans la durée à un haut niveau. Ce sont des millions de salariés qui dans le cadre de ces 6 journées d’action depuis début septembre affirment vouloir une autre réforme des retraites juste et efficace et l’ouverture de négociations avec les syndicats.

L’ampleur des mobilisations confirme qu’au-delà de la réforme des retraites, l’emploi, les salaires, les conditions de travail mais aussi l’avenir des jeunes sont restés sans réponses efficaces notamment depuis l’aggravation des situations liée à la crise financière de 2008. Les organisations syndicales conviennent de travailler ensemble sur ces questions dans les semaines à venir afin d’interpeller le gouvernement et le patronat.

Différents sondages réalisés ces derniers jours confirment que le mouvement recueille un très large appui de la population confirmant que c’est par un large débat public et une véritable concertation en amont qu’il faut aborder une réforme importante comme celle des retraites.

Les organisations syndicales appellent leurs organisations à poursuivre leurs mobilisations afin de rassembler le plus grand nombre et d’amplifier le soutien de l’opinion publique. Elles appellent leurs organisations dans les territoires, les entreprises, les administrations à poursuivre les initiatives unitaires. Elles veilleront au respect des biens et des personnes.

Le gouvernement porte la responsabilité pleine et entière de la poursuite de la mobilisation compte tenu de son attitude intransigeante, de son absence d’écoute et de ses provocations à répétition. Il ne peut pas répondre à la situation actuelle par le déni et la répression.

Les organisations syndicales appellent solennellement le gouvernement et les parlementaires à ne pas adopter cette réforme en l’état.

Les organisations syndicales confirment que c’est par un large débat public et une véritable concertation en amont qu’il faut aborder une réforme importante comme celle des retraites.

Fortes du soutien des salariés, des jeunes et d’une majorité de la population et face à une attitude intransigeante du gouvernement et du chef de l’Etat, les organisations syndicales décident de continuer et d’élargir la mobilisation.

Elles décident de deux nouvelles journées de mobilisation :
le jeudi 28 octobre : une journée nationale de grèves et de manifestations dans la semaine du vote au Parlement.
le samedi 6 novembre : une journée de mobilisations et de manifestations avant la promulgation de la loi par le chef de l’Etat.

Les organisations syndicales se retrouveront le 4 novembre.

DECLARATION CGT AU CONSEIL DE LA CNAMTS JEUDI 14 OCTOBRE 2010

Nous allons réaffirmer,notre souhait initial de voir reporter le conseil au moment où le monde du travail rejoint par la jeunesse exige une autre réforme des retraites.
Toutes les forces syndicales sont investies dans le développement de la mobilisation pour faire reculer le gouvernement et obtenir l’ouverture de vraies négociations
Nous savons toutes et tous que l’avenir se construit en ce moment dans ce mouvement. Aussi, nous regrettons le choix de la présidence de maintenir ce conseil avec à l’ordre du jour un point essentiel : la COG.
le vote de la COG est déterminant vis-à-vis de celles et ceux, salariés de l’institution qui au quotidien dans des conditions difficiles, souvent insupportables, donnent le meilleur pour tenir les valeurs de solidarité et de luttes contre les inégalités sociales et de santé. Une COG essentielle dans la capacité ou pas de l’assurance maladie de répondre aux besoins de santé de toute la population.
Cette journée du 14 octobre 2010 restera symbolique pour la sécurité sociale. Au moment où les luttes portent l’exigence d’une réforme juste des retraites, l’assurance maladie, autre branche de la sécurité sociale programme des milliers de suppressions d’emplois et la remise en cause d’une partie de ses missions.
La CGT ne sera jamais dans le double langage celui de la rue et celui des salons. Nous rejetons cette COG, non comme une sanction vis à vis des équipes qui se sont battues pour tenter de sauver l’essentiel, face à un pouvoir gouvernemental irresponsable mais
car il serait illusoire de vouloir agir au service des populations sans en avoir les moyens. Nous la rejetons, car nous connaissons comme vous tous, la grave crise de confiance que vivent les salariés de la Sécurité Sociale, pour beaucoup épuisés , après des années de restructurations, de suppressions d’emplois , de promesses non tenues .
Les stratégies de désengagements sont déjà en cours dans les organismes. Cette COG va accentuer cette terrible perte de sens au travail.
Nous ne sommes pas désespérés car ce qui est à l’œuvre aujourd’hui dans l’ensemble du pays, c’est la prise de conscience de l’urgence de reconstruire les solidarités. En effet, toutes ces dernières années n’ont été portées que par le saccage des fondamentaux de la sécurité sociale au non du modernisme, de la maîtrise, de l’efficacité. Quand nous aurons gagné une juste réforme des retraites, nous saurons demander des comptes sur l’état de notre institution que des années de reformes censées la sauver ont réduite à n’afficher qu’un déficit sans ambition entraînant des réductions drastiques des prestations maladie.
L’heure est arrivée où les propositions CGT que vous avez trop souvent traité par le mépris vont revenir dans le débat social et les luttes en cours vont porter l’urgence de la reconquête de la Sécurité Sociale.
Votre COG ne s’inscrit pas de le sens de l’histoire .Nous ne pouvons que la condamner et poursuivre notre ambition qu’une autre politique est possible tant pour la retraite que pour l’Assurance Maladie
POUR RAPPEL, La CGT a demandé le report de l’examen de la COG a courant octobre afin que toutes les organisations soient en mesure d’y participer pleinement. Ceci se justifie d’autant plus :
que nous sommes dans l’attente de cette négociation depuis fin juin, que le 29 juillet, le conseil de la CNAMTS a refusé d’entériner le projet de COG principalement aux motifs :
d’un non remplacement sur deux pour les départs en retraite, que le budget de fonctionnement est en réduction de 10 % et que des activités nouvelles sont instaurées sans les effectifs et les moyens suffisants pour les mettre en place.
qu’après plus de 2 mois d’attente de ces nouvelles négociations, nous recevons ce projet de COG 3 jours avant la réunion du conseil ne nous permettant pas de nous laisser le temps de l’analyse de ce document ni celui de consulter nos bases.
Un report de 8 jours nous aurait permis cette appropriation…
En tout état de cause ce projet de COG ne diffère pas de la précédente version, voire pourrait être pire. En effet, il est introduit une évaluation à fin 2012 (p 97) prenant en compte :
le « dogme étatique » d’un non remplacement sur deux pour les départs à la retraite (période 2010/2012 et prévision 2013) et la base de 8 400 départs prévue pourrait être bien différente
le nombre d’emplois liés aux fonctions nouvelles, sans que la CNAMTS, à la signature de la COG, ne dispose d’une enveloppe préalable de création de postes pour ces activités, cependant qu’elle doit mettre en place dès le début de la COG…
De plus cette évaluation en 2012 (clause de revoyure) se ferait sur quelle base ??? Les effectifs et moyens réellement mis en place ou sur la base encore d’une nouvelle négociation à minima ????
la réalisation des objectifs imposée par cette COG sans que l’assurance maladie ne dispose réellement des moyens humains et matériels pour vraiment les atteindre.
Résultat des votes :
Contre : CGT et FO =6 voix Pour : Medef, CGPME,UPA et Chadelat (fond CMU) =14 voix Prise d’acte : CFDT,CGC,UNSA,FNMF,FNATH,CISS,UNAF soit 12 voix Abstention : CFTC =2 voix

AMPLIFIONS LES MOBILISATIONS

MARDI 19 octobre,

AMPLIFIONS LES MOBILISATIONS


Chèr-e camarade,


Cette quatrième journée d’action depuis début septembre contre le projet de réforme des retraites que veut imposer le gouvernement confirme l’opposition grandissante des salariés, soutenus par l’opinion publique, à une réforme injuste et inefficace qui aggrave les inégalités sans assurer la pérennité des retraites par répartition. Le gouvernement et les parlementaires ne peuvent ni mépriser ni ignorer les exigences exprimées par les salariés et les organisations syndicales. Les organisations syndicales CFDT, CFE/CGC, CFTC, CGT, FSU, SOLIDAIRES, UNSA appellent à participer massivement aux manifestations du MARDI 19 octobre, veille du vote au Sénat sur l’ensemble de la loi. Pour amplifier la mobilisation et réussir la journée du 19 octobre, elles appellent l’ensemble de leurs organisations dans les territoires, les entreprises et les administrations à poursuivre les initiatives unitaires. Les organisations syndicales demandent aux sénateurs de ne pas adopter cette réforme injuste. Les autres modalités sont les suivantes : HORAIRES et LIEU :

Rassemblement à 14 h 00 PLACE DOMBASLE pour un départ à 14 h 30.

ORDRE DU CORTEGE :

-CGT – Lycéens - CFDT – FO - CFTC – CFE/CGC – UNSA – FSU – SOLIDAIRES – UNEF-associations et partis politiques.

PARCOURS : Départ :

- Départ place Dombasle (constitution du cortège de la place Dombasle (CGT) – rue Guerrier Dumast à la place Carnot) - Rue Stanislas - Rue Raymond Poincaré - Rue Piroux - Avenue Foch - Viaduc Kennedy - Bd de l’American Légion - rue Mont désert - Pont des fusillés - rue Cyfflée - rue des 4 églises - rue Charles III - rue St Dizier - rue de la monnaie - Cours LEOPOLD (prise de parole intersyndicale)

Intersyndicale du 4 octobre 2010

Un 12 octobre déterminant !

mardi 5 octobre 2010
Communiqué commun Cfdt, Cfe-Cgc, Cftc, Cgt, Fsu, Solidaires, Unsa

Après les journées du 7 et du 23 septembre, la mobilisation du samedi 2 octobre 2010 a été un formidable succès partout en France. Cette journée a vu de nouveaux manifestants rejoindre les cortèges. Près de 3 millions de salariés du public comme du privé, seuls, entre collègues ou en famille ont continué massivement à exprimer leur opposition au projet de réforme des retraites.

Confronté à cette mobilisation qui s’amplifie, le gouvernement reste campé sur son intransigeance. Il préfère le mépris au dialogue, il commente les chiffres de manifestants plutôt que de répondre à leurs inquiétudes et exigences.

Les organisations syndicales confirment la journée nationale de grèves et de manifestations du mardi 12 octobre 2010. Elles appellent les salariés, les retraités, les chômeurs à y participer massivement.

Alors que s’ouvre le débat au Sénat le 5 octobre et afin de faire du 12 octobre prochain un rendez-vous déterminant, elles appellent leurs organisations à élargir et à amplifier la mobilisation unitaire par des initiatives dans les territoires, des rencontres avec les salariés et interpeller les sénateurs en utilisant très largement la lettre ouverte unitaire au Président de la République et aux parlementaires.

Les organisations syndicales considèrent qu’il faudra donner des suites au mardi 12 octobre et décident à cette fin de se revoir vendredi 8 octobre 2010.

Fait, le 4 octobre 2010

COMEX ET UCANSS : LA POLITIQUE DU MEPRIS !

En plein mouvement social sur le thème des retraites, le 14 septembre, l’UCANSS convoquait les organisations syndicales pour une réunion paritaire nationale de négociations abordant la question de la responsabilité sociale de l’employeur (RSE). A l’exception de la CFDT, l’ensemble des fédérations et organisations syndicales représentant les cadres et agents de directions a considéré qu’il y avait urgence à entendre les attentes des personnels et à ouvrir sans attendre des négociations salariales. La réunion paritaire du 14 et celles qui étaient programmées à la suite ne se sont pas tenues, dans l’attente d’une rencontre avec le président du comité exécutif qui se déroulait le 4 octobre2010 à 15h. Toutes les organisations syndicales nationales étaient présentes. Ci joint le compte rendu de cette rencontre.

publié le 5 octobre 2010

Intersyndicale du 24 septembre Communiqué commun

CFDT, CFE/CGC, CFTC, CGT, FSU, UNSA
vendredi 24 septembre 2010, par MLF

Les organisations syndicales considèrent que la journée nationale d’action du 23 septembre 2010 est un franc succès. Les salariés du public et du privé, en participant massivement à cette 2ème journée de grèves et de manifestations du mois de septembre, ont réaffirmé leur détermination à ne pas accepter une réforme injuste et inefficace.

La journée d’hier a été marquée par l’engagement de nouveaux salariés du privé, notamment des PME mais aussi par la présence de plus de jeunes et de femmes. Cette vaste mobilisation s’accompagne d’un large soutien de la population qui refuse le report de l’âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans ainsi que celui de 65 à 67 ans pour toucher une retraite à taux plein. Quoi qu’en dise le Gouvernement, la démobilisation suite au vote à l’Assemblée nationale, n’a pas eu lieu.

C’est bien l’exigence d’un véritable débat et l’examen d’autres alternatives au projet de loi qui s’expriment plus fortement.

Les organisations syndicales mettent en garde le Gouvernement sur les conséquences que provoquerait l’ignorance de la colère qui s’exprime profondément.

Les organisations syndicales réaffirment leur totale détermination. Elles confirment les termes de leur lettre ouverte unitaire au Président de la République et aux parlementaires, notamment : « le vote de ce projet dans sa logique actuelle n’est pas d’actualité ».

Elles invitent leurs organisations à poursuivre ensemble, à tous les niveaux, la mobilisation unitaire par des initiatives dans les territoires et les entreprises en interpellant les sénateurs et en utilisant (pétitions, tracts…) très largement cette lettre ouverte.

Sachant que le texte de loi sera à l’examen du Sénat à partir du 5 octobre et que la procédure parlementaire pourrait se poursuivre jusqu’au 20 octobre, elles décident :

• D’une grande journée de rassemblements et de manifestations dans le pays le samedi 2 octobre pour conforter la mobilisation et permettre l’engagement de nouveaux salariés dans l’action.

• De faire du mardi 12 octobre une nouvelle journée massive de grèves et de manifestations pendant le débat au Sénat. Cette journée trouvera toute sa place pour amplifier la mobilisation dans le cas où les parlementaires ne prendraient pas en compte ce qui s’est exprimé dans l’action et si le Gouvernement restait intransigeant. Le Gouvernement porterait l’entière responsabilité des suites que les salariés et leurs organisations entendront donner au 12 octobre.

Plusieurs organisations participeront à la journée de manifestation européenne du 29 septembre pour s’opposer aux plans de rigueur en Europe. Elle donnera l’occasion à des milliers de salariés français de porter leurs revendications, notamment sur la retraite, à Bruxelles et partout en France.

Les organisations syndicales se reverront le 4 octobre et analyseront la situation.

Le 24 septembre 2010

Mickael Wamen, syndicaliste chez Goodyear: "La lutte passe par le juridique"

En pleine mobilisation contre la réforme des retraites, Mickael Wamen, secrétaire du syndicat CGT chez Goodyear dans la Somme, poursuit son combat contre la délocalisation. Pour lui, la lutte doit impérativement passer par le juridique.

A lire dans les Inrocks.

Prendre en compte la pénibilité n’est pas une fantaisie

Alors que les autorités fédérales envisagent de repousser l’âge de la retraite publique, la Social Security, à 70 ans, les ouvriers se demandent comment ils pourront aller jusque-là, raconte, The New York Times.

Un article d'anticipation ?? A lire dans Courrier International.

Manifestations du 23 septembre sur le Nord-Est

08 – Ardennes
Charleville Mézières -> 14h, Parc des Expositions

10 – Aube
Troyes -> 13h30, place de l’hôtel de ville
Romilly -> 16h30, salle François Mitterrand

51 – Marne
Châlons-en-Champagne -> 10h, maison des syndicats (place de Verdun)
Reims -> 10h, maison des syndicats
Epernay -> 10h, Place Carnot
Vitry-le-François -> 10h, Espace Lucien Herr

52 – Haute-Marne
Chaumont -> 17h, place de l’Hôtel de ville
Saint-Dizier -> 17h30, devant la salle Louis Aragon

54 – Meurthe-et-Moselle
Nancy -> 14h, place Stanislas
Longwy -> 14h30, Place Darche

55 – Meuse
Verdun -> 10h, parking du 8 mai 1945
Barc le Duc -> 14h30, Gare SNCF
Commercy -> 10h, Place du Château Stanislas

57 – Moselle
Metz -> 14h30, place de la Gare

67 – Bas-Rhin
Strasbourg -> 14h30, Place de la Bourse

68 – Haut-Rhin
Colmar -> 11h, devant la préfecture
Mulhouse -> 16h30, place de la Bourse

88 – Vosges
Epinal -> 14h30, devant la préfecture

Déclaration de la fédération CGT des Organismes Sociaux à la RPN UCANSS du 14 septembre 2010

(pour le détail de la séance, cliquer sur le titre)

En plein mouvement social sur le thème des retraites, nous sommes surpris d’être convoqués sur une Réunion Paritaire Nationale abordant la question de la Responsabilité Sociale de l’Employeur (RSE).
Pour la CGT, la première responsabilité sociale de l’employeur est d’ouvrir une véritable négociation sur les salaires et d’arrêter les suppressions d’emplois.
Les salariés vivraient comme une véritable provocation que l’UCANSS persiste à aborder des sujets qui ne sont pas au coeur de leurs préoccupations.
L’importance des résultats des grèves de cette année 2010 et notamment de celles des 24 juin et 7 septembre 2010, démontrent que le personnel de l’Institution attend autre chose.
Par ailleurs, la CGT demande à l’UCANSS depuis des mois, l’ouverture de négociations sur la classification, toujours renvoyée par l’employeur aux calendes grecques.
Plus que jamais, notre fédération porte cette exigence pour que ce dossier s’ouvre au plus tard dès le début du quatrième trimestre de cette année.
La CGT a pris acte du calendrier que vous proposez mais refuse de participer à une mascarade de négociation et invite les autres organisations syndicales à en faire de même.
D’ores et déjà, notre fédération vous informe qu’elle appellera le personnel à être en grève le 23 septembre.

Déclaration des fédérations CGT, CFTC, FO, CGC


Le Comité exécutif des Directeurs (COMEX) de l’UCANSS a convoqué ce 14 septembre une Réunion Paritaire Nationale ayant pour objet la Responsabilité sociale de l’employeur.
Sans négliger l’importance de ce thème (Egalité professionnelle homme-femme, handicapés, etc. …), les fédérations CGT, FO, CFTC et CFE/CGC et les organisations syndicales représentants les cadres et agents de direction ont demandé que priorité soit donnée à la négociation sur les rémunérations, comme elles l’avaient demandé dès juillet.
Au nom du COMEX, le Directeur de l’UCANSS a indiqué que cette négociation aurait lieu en 2011 et « serait un exercice inhabituel » compte tenu du contexte économique.
L’employeur refusant de placer au cœur des négociations les préoccupations des salariés, à savoir les rémunérations et l’emploi, les fédérations CGT, FO, CFTC et CFE/CGC et les organisations syndicales représentants les cadres et agents de direction COFICT-CGT, SNFOCOS, SNADEOS-CFTC, SNPDOSS-CFE-CGC ont décidé de quitter la Réunion Paritaire Nationale et de demander un rendez-vous dans les plus brefs délais au nouveau Président du COMEX UCANSS.

Paris, le 14 septembre 2010


A l’action forte de ces organisations syndicales le 14 septembre, la réponse ne s’est pas fait attendre. Le mercredi 15 septembre, le nouveau président du Comité Exécutif des Directeurs (COMEX) de l’UCANSS a invité l’ensemble des organisations syndicales à une réunion le 4 octobre 2010.

publié le 16 septembre 2010

Communiqué commun CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FSU, Solidaires, UNSA

A l’appel des organisations syndicales, de nombreux salariés ont été présents dans les diverses manifestations du 15 septembre, confirmant leur désaccord avec le projet injuste et inacceptable de réforme des retraites.
Ce même jour, à marche forcée, l’assemblée nationale a voté le projet de loi pourtant rejeté par une large partie de l’opinion publique.
C’est maintenant le Sénat qui va, à partir du 5 octobre, débattre de ce projet. Rien n’est joué !
Les salariés doivent maintenir la pression et se mobiliser fortement le 23 septembre.
L’intersyndicale poursuit sa réflexion sur les suites à donner au 23 si le gouvernement ne recule pas sur son projet. Elle se réunira le 24 septembre pour en décider.

Le 16 Septembre 2010

L’opinion soutient la mobilisation du 23 septembre

mardi 14 septembre 2010, par Frédéric Dayan

A une semaine de la grande journée de mobilisation 57% des Français interrogés par l’Ifop pour Ouest France Dimanche, désapprouvent les choix du gouvernement au lendemain de la journée de manifestation du 7 septembre.

Premier enseignement de ce sondage, les assouplissements de la réforme consentis changent peu le jugement des Français sur l’attitude de l’exécutif dans la gestion du dossier des retraites. Seul un tiers des Français (32%) considère le gouvernement « ouvert au dialogue ».

Les annonces sur la pénibilité et les carrières longues n’ont pas affecté la perception des Français sur la réforme, toujours très majoritairement considérée comme injuste. Seuls 32% des Français jugent le gouvernement juste dans ses choix.

Preuve supplémentaire que les mesures annoncées n’ont pas rassuré l’opinion, le mouvement de manifestation prévu le 23 septembre prochain recueille un fort soutien : 70% des Français considèrent le mouvement comme justifié et un tiers des Français (33%) l’estime même « tout à fait justifié ». De fait, la mobilisation contre la réforme des retraites ne faiblit pas.

Communiqué commun CFDT, CFE/CGC, CFTC, CGT, FSU, UNSA

Fortes de la réussite exceptionnelle du 7 septembre les organisations syndicales considèrent que les annonces du Président de la République, qui se voulaient une réponse aux mobilisations, ne modifient pas le caractère injuste et inacceptable de la réforme proposée.

Réunies le 8 septembre 2010 elles décident de poursuivre et d’amplifier le processus de mobilisation pour obtenir des mesures justes et efficaces afin d’assurer la pérennité du système de retraites par répartition.

Elles appellent à faire du mercredi 15 septembre, jour du vote par les députés du projet de loi, une journée forte d’initiatives et d’interpellations des députés, des membres du gouvernement et du Président de la République dans les départements et les circonscriptions.

Avant le débat au Sénat elles décident de faire du jeudi 23 septembre une grande journée de grèves et de manifestations dans tout le pays.

Le 8 septembre 2010

La Lettre ouverte des 7 confédérations au Président, au gouvernement et aux parlementaires

Les Secrétaires généraux des 7 confédérations : CGT, CFDT, CFTC, CFE-CGC, UNSA, FSU et Solidaires ont adressé une Lettre ouverte au Président de la République, Premier Ministre, aux membres du gouvernement, aux députés et sénateurs.


Les salariés se sont mobilisés dans des proportions exceptionnelles le 7 septembre 2010 à l’appel des organisations syndicales. Le caractère injuste et inefficace de la réforme des retraites à l’examen en ce moment au parlement malgré nos protestations est à l’origine du conflit en cours. Cette réforme va aggraver les inégalités sans répondre aux enjeux de long terme. La méthode utilisée qui a consisté pour l’essentiel à recevoir les syndicats sans jamais réellement les entendre a contribué à accroître les tensions.

Les annonces du 8 septembre 2010 qui se veulent une réponse aux mobilisations ne modifient pas la logique globale de la réforme proposée. Les injustices demeurent. Le calendrier précipité ne permet pas d’être entendus.

Le recul de l’âge d’ouverture du droit à la retraite de 60 ans à 62 ans, combiné à l’augmentation simultanée de la durée de cotisation, va fortement pénaliser les salariés, et plus particulièrement tous ceux qui ont commencé à travailler jeunes, qui seront amenés à contribuer plus que les autres au financement du système sans acquérir le moindre droit supplémentaire.

Le recul de l’âge du taux plein de 65 ans à 67 ans va durement aggraver la situation des salariés qui ont eu des parcours professionnels morcelés, en particulier les femmes dont près de 30% font valoir aujourd’hui leurs droits à la retraite à 65 ans pour éviter une pénalité sur leur pension et ceux qui sont conduits à entrer tardivement sur le marché du travail.

Ce report des âges légaux va entraîner un prolongement du chômage pour les nombreux salariés qui ne sont plus en activité lorsqu’ils partent à la retraite ce qui les pénalisera financièrement tout en reportant les charges financières sur d’autres comptes sociaux.

La pénibilité du travail n’est pas reconnue dans ses conséquences sur l’espérance de vie des salariés qui y ont été exposés.

Les fonctionnaires se voient imposer une hausse drastique du taux de leur cotisation, en période de gel des salaires, conduisant à une baisse importante et injuste de leur pouvoir d’achat.

Au total, le projet de loi de réforme des retraites fait reposer l’essentiel de l’effort sur les salariés, ne répond ni aux questions d’emploi, en particulier des jeunes et des seniors, ni à la résorption des inégalités ni au besoin de financement. Les salariés devraient accepter de payer la facture de la crise financière et économique dont ils ne sont pas responsables. Cette réforme est donc inacceptable.

Pour toutes ces raisons, au nom des salariés nous vous demandons solennellement d’entendre le point de vue des organisations syndicales dans la perspective de définir un ensemble de mesures justes et efficaces pour assurer la pérennité du système de retraites par répartition.

Dans ce contexte le vote de ce projet dans sa logique actuelle n’est pas d’actualité.

Retraite, l’inquiétude de l’encadrement

85% des cadres très inquiets concernant le niveau de leur future pension

Une très grande majorité des cadres (85%) sont plutôt voire très inquiets concernant le niveau de leur future pension de retraite, selon un sondage réalisé par l’Association pour l’emploi des cadres (Apec) pour La Tribune lundi. Seuls 1% des cadres interrogés dans l’enquête se disent "très confiants", 8% "plutôt confiants" et 6% confient ne pas avoir encore étudié la question. 56% des cadres interrogés jugent plutôt voire tout à fait acceptable d’augmenter le nombre de trimestres validés nécessaires pour toucher une pension complète, mais ce n’est pas la piste la plus judicieuse pour une majorité des personnes interrogées. A la question de savoir quelle solution aurait leur préférence, l’allongement de la durée d’activité n’arrive qu’en sixième position. La majorité des cadres jugent au contraire judicieux en premier lieu de procéder à une "homogénéisation des systèmes de calcul des retraites public/privé" et de trouver de "nouvelles sources de financement (taxation des bénéfices, mouvements de capitaux)". Ils préconisent ensuite une "taxation des revenus non salariaux (bonus, intéressement, participation)", une "différenciation du calcul de la retraite selon le degré de pénibilité des emplois" et une "suppression des exonérations de cotisations". Enquête réalisée par emailing du 6 au 28 mai auprès d’un échantillon de 1.200 cadres représentatifs des cadres du secteur privé actuellement en poste selon l’âge et le sexe.


publié le 8 juillet 2010

CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA : Communiqué de l’intersyndicale du 29 juin


mardi 29 juin 2010,
Ces dernières semaines, les salariés du public et du privé, les demandeurs d’emploi, les jeunes et les retraités se sont mobilisés de plus en plus massivement sur les retraites, notamment le 24 juin 2010. Ils ont réaffirmé leur opposition au projet de réforme injuste et inacceptable du gouvernement, notamment au report brutal des âges légaux à 62 et 67 ans qui pénalise particulièrement les salariés ayant commencé à travailler jeunes et ceux ayant eu des carrières chaotiques et incomplètes.
Cette réforme n’apporte, par ailleurs, pas de réponse sur le plan de la pénibilité.
Elle aggrave les inégalités entre les hommes et les femmes. Les organisations syndicales dénoncent la campagne médiatique précipitée du gouvernement qui travestit la réalité du projet.
Cette réforme, une des plus dures d’Europe, arrive dans une situation économique dégradée où le chômage est en hausse continue et touche plus fortement les jeunes et les seniors. Les politiques de rigueur se généralisent dans toute l’Europe en aggravant les inégalités et hypothèquent fortement toute reprise.
Des initiatives intersyndicales viseront à interpeller le gouvernement et ses représentants, aux niveaux national et local, le 13 juillet, jour du Conseil des ministres qui adoptera le projet de loi. Durant l’été, les organisations syndicales interpelleront les parlementaires.
Les organisations syndicales CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA vont poursuivre leur action tout au long du processus législatif de la réforme des retraites.
Elles décident d’une nouvelle journée nationale de grèves et de manifestations le 7 septembre 2010, au moment où s’ouvrira le débat parlementaire. Elles appellent tous les salariés du privé et du public, les demandeurs d’emploi, les jeunes et les retraités à construire ce jour une mobilisation d’ampleur.

Retraites: Bernard Thibault se félicite d'une mobilisation «de haut niveau»

Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a estimé que la mobilisation de jeudi était «de haut niveau», avec «autour de deux millions» de manifestants partout en France contre le projet de loi sur les retraites.
«Il fallait une réaction à la hauteur de la remise en cause des droits à la retraite» et «le moins qu’on puisse dire, c’est que le répondant est au niveau nécessaire», a-t-il déclaré peu avant le départ du cortège parisien.
«Il est trop tôt pour donner des chiffres de participation, mais les indications à partir de ce qu’il s’est passé ce matin en province montrent qu’on a une mobilisation de haut niveau», a-t-il poursuivi.
Selon le numéro un de la CGT, «le calendrier ne nous était pas favorable et pourtant les salariés (ont répondu) par centaines de milliers, on sera autour des deux millions, un peu plus ou un peu moins on verra» et «c’est donc un événement».
«La suite va appartenir au président de la République. Dès lors que 23 grévistes (les joueurs de l’équipe de France de football, ndlr) parviennent à modifier l’agenda du président de la République, assez naturellement, on pourrait penser que les responsables syndicaux puissent être reçus», a-t-il persiflé, en référence au rendez-vous entre Nicolas Sarkozy et Thierry Henry.
«Il ne faut pas que le projet de loi soit examiné dans sa version actuelle au Conseil des ministres le 13 juillet mais qu’on ouvre enfin une véritable séance de négociation», exige M. Thibault.
(Source AFP)

A lire dans Libé

APPEL A UNE NOUVELLE JOURNEE DE MOBILISATION LE 24 JUIN 2010

RASSEMBLEMENT C.G.T  : 14 H 00 - Place DOMBASLE A NANCY
 
DEPART  :  14 h 30
 
CORTEGE  : CGT – CFDT – UNSA – FSU – SOLIDAIRES ….
 
PARCOURS  :
-          Place Dombasle
-          Rue Henri Poincaré
-          Rue Mazagran
-          Bld Joffre
-          Rue Cyfflé
-          Rue des 4 Eglises
-          Rue Charles III
-          Rue St Dizier
-          Rue Stanislas
-          Place Stanislas

08- Ardennes
10h Place Ducale (Charleville-Mézières)

10-Aube
10h30-Troyes, Bourse du Travail
16h00-Bar sur Aube, Place Aubertin
17h00-Romilly


51-Marne
10h00 Châlons : Maison des syndicats
10h00 Epernay : Place Carnot

10h00 Reims : Maison des syndicats

10h00 Vitry le François : espace Lucien Herr

 
52-Haute-Marne
17H00 CHAUMONT Place de l'hôtel de ville
17H30 SAINT-DIZIER Place de l'hôtel de ville

54-Meurthe-et-Moselle
14h00-Nancy, place Dombasle
15h00-Lonwy, place Darche

55-Meuse
14h30 BAR-le-DUC gare SNCF

88-Vosges
14h30-Epinal, Préfecture

Elections professionnelles

Les rumeurs disent que la CGT & l'UGICT ont remporté le grand chelem aux élections de ce mardi 15 juin à la CRAM / CARSAT Nord-Est... Merci aux électeurs.
Au boulot maintenant !

Dans les CAF « dématérialisées », l’objectif du social s’évapore

Empruntant à la logique du secteur privé, la restructuration des CAF, branche famille de la Sécurité sociale, met à mal les conditions de travail des agents et leurs missions de service public. De chaque côté des guichets, le malaise s’accentue et la colère gronde.

A lire dans l'Huma.

Retraites Des solutions, il y en a !

Alors qu'il annonce un plan d'austérité, le gouvernement dépense 5 millions  d'euros de pub pour faire avaler la réforme des retraites à l'opinion. Mais les salariés ne sont pas dupes. Cette énième réforme ne sera pas plus efficace que les précédentes. En effet, la question cruciale du financement de la Protection Sociale en général, et de la retraite en particulier, n’est nullement posée.
Les retraites sont un choix de société. Le Gouvernement et le patronat expliquent qu'il n'y a pas d'autres solutions que de reculer l'âge du départ à la retraite et d'accentuer la paupérisation des pensions. Ils ne vivent pas dans le même monde que nous. Leurs propositions entraîneront la souffrance au travail et la montée du chômage.
Depuis plus d’un siècle la capitalisation a fait la preuve de sa nocivité. L'épargne individuelle n'est pas une solution : elle nous oblige à des privations tout au long de notre vie active et ne nous permettra pas de vivre dignement nos années de vieillesse.
Les salariés veulent conserver une retraite solidaire, par répartition. Le succès des rassemblements unitaires de ces derniers mois montre l'attachement des salariés à leur système de retraite et leur détermination à lutter. Le retour au plein-emploi est la première condition pour financer de bonnes retraites.
Cela implique de créer une dynamique économique fondée sur le développement de l'emploi stable, qualifié et bien rémunéré. Il faut rompre avec le modèle économique fondé sur la satisfaction prioritaire de l'actionnaire.
Seul le plein-emploi peut nous permettre de faire aboutir nos revendications salariales.
Nos revendications d’un salaire minimum professionnel de 2000 euros par mois et d’une augmentation de tous les salaires de 300 euros restent d’actualité.
La campagne de signature des cartes pétitions de la CGT remporte un franc succès auprès de la population et confirme le bien fondé de nos revendications :

• MAINTIEN DE LA RETRAITE A 60 ANS
• REFUS DE L’ALLONGEMENT DE LA DUREE DE COTISATIONS
• UN TAUX DE REMPLACEMENT DE 75% DU SALAIRE
• AUCUNE PENSION INFERIEURE AU SMIC

Retraite, emploi, salaire, rien n’est joué. La mobilisation doit s’amplifier.
Tous les salariés sont concernés. Le 24 juin, je ne bats pas en retraite ! Je signe la pétition.

LE 24 JUIN 2010
LA CGT APPELLE LES SALARIES A ETRE EN GREVE ET A PARTICIPER AUX MANIFESTATIONS

Déclaration de la CGT au conseil d’administration de la CNAVTS

La délégation CGT tient à renouveler, en Conseil d’administration, les remarques qu’elle a déjà exprimées devant la commission de la communication, sur la teneur du communiqué de presse du 12 mai, qui ne nous paraît pas marqué du sceau de la plus parfaite honnêteté intellectuelle. A plusieurs reprises, d’autres organisations l’ont fait également, nous vous avons demandé, Madame la Présidente, de faire clairement la part, à l’occasion de votre communication, entre votre propre appartenance syndicale et la représentation du Conseil d’Administration de la CNAV. Dans le cadre du débat national en cours sur les retraites, nous regrettons de devoir constater que vous n’avez pas tenu compte de nos remarques. Vous entretenez, pour le moins, l’ambiguïté dans vos propos, écrits et oraux. Nous vous rappelons que vous défendez une position ultra minoritaire dans la parité syndicale sur la question de l’âge. Par ailleurs, vous ne pouvez pas considérer que le CA a exprimé un avis conforme au vôtre sur le sujet. Enfin, pardonnez nous d’insister, vous ne pouvez pas prétendre parler, y compris sur le dossier des retraites, au nom des 32 millions de salariés du régime général.
Nous appelons à nouveau votre attention sur le devoir de réserve que vous impose votre mandat. Nous renouvelons le voeu déjà exprimé par nous et par d’autres administrateurs : un communiqué de presse de la CNAV doit être l’expression du Conseil d’Administration, pas de sa seule présidente.
Montreuil, le 7 juin 2010

Une Rolex à 50 ans ! Une retraite à 60 ans !

Accompagné des membres du comité confédéral national de la CGT, Bernard Thibault et une délégation de dirigeants de la confédération ont déposé 218 188 cartes pétitions et signatures internet au ministère du Travail ce mercredi 9 juin. A l’issue de cette délégation, le secrétaire général de la CGT a indiqué : "Mon court entretien sur la réforme des retraites confirme que tout le monde va y perdre. [...] Le ministre confirme que l’on sera fondamentalement en désaccord sur le projet de texte qui nous sera destiné le 15 juin au soir. Bernard Thibault a notamment cité comme motifs de désaccord l’âge de départ en retraite et la durée de cotisation, et s’est montré critique sur le traitement individualisé de la prise en compte de la pénibilité.

Longwy - Nancy : retour sur une fusion de CPAM

La Caisse nationale d’assurance-maladie (Cnam) fusionne ses caisses départementales sur tout le territoire. L’an prochain ne devrait subsister qu’une caisse par département. Quid des missions de proximité et de prévention de la Sécu  ?

A lire dans Viva.

COG Maladie 2010 : Proposition d’orientations pour l’axe Efficience de la COG 2010-2013

Les pistes de réflexion et d'orientation de la COG maladie à venir. Des évolutions pour les services médicaux, services sociaux et les agents de l'assurance maladie en général.
Intéressant : lien.

Des solutions pour la retraite

Relever les cotisations et élargir leur assiette. Dès que l’on parle d’augmentation de cotisation, le patronat sort son revolver. Pourtant remonter immédiatement d’un tiers de point (ce qui est urgent) ne conduirait pas à la catastrophe. Selon l’Insee, la part des « charges sociales employeurs dans la valeur ajoutée des entreprises non financières » est passée de 19,8 % en 1982 à 16,1 % en 2007. Soit une baisse de 3,7 points en quinze ans (lire Jean François Couvrat, « Partage des profits, confusion des esprits », Déchiffrages février 2009). Par parenthèse, cela n’a pas empêché le chômage de rester à un très haut niveau, les investissements de stagner et les exportations françaises d’être anémiques. La différence est allée dans la poche des actionnaires, pour l’essentiel. On pourrait donc sans dommage prendre le chemin de la reconquête.
Bien sûr, la situation d’une petite entreprise industrielle n’est pas à comparer avec celle de cabinets de traders ou de conseillers fiscaux ni avec celle des multinationales. C’est la raison pour laquelle des syndicats (notamment la CGT) ou des économistes ont proposé de revoir la base de calcul en tenant compte du poids de la masse salariale dans la valeur ajoutée. Avec la volonté de moduler les cotisations, en fonction de l’emploi et des salaires, et de pénaliser les entreprises qui font des postes de travail une variable d’ajustement.

L'article en totalité sur le site du Monde Diplomatique : Monde diplo

Les salariés restent impliqués dans leur travail mais se méfient du management

La conjoncture affectait jusqu'à présent le moral des ouvriers, des employés voire du management intermédiaire. Les cadres supérieurs, en particulier dans les grandes entreprises d'au moins 1500 personnes, ne semblaient pas ou peu concernés par ce découragement.

Mais le gel ou le ralentissement des hausses de rémunération des cadres qui perdure depuis 2009, la révision à la baisse des salaires d'embauche des jeunes cadres et de nouvelles réductions de masses salariales programmées pour 2010 ont ébranlé la confiance des salariés dans le management.

La suite sur le site du Monde : http://www.lemonde.fr/

Pour une véritable reconnaissance de la pénibilité

Toutes les enquêtes l’attestent, la pénibilité est un sujet qui fédère les salariés, bien au-delà de ceux qui sont strictement concernés.

La position aujourd’hui affichée par le ministre du travail Eric Woerth, constitue une véritable provocation à l’égard des salariés qui ont été exposés, parfois pendant l’intégralité de leur carrière à la pénibilité.

Elle constitue également une insulte au bon sens, dès lors que pour bénéficier de mesures concrètes, la condition exigée serait que la santé du salarié soit déjà altérée. Or ce qu’attendent les salariés, c’est précisément de pouvoir bénéficier d’une période de retraite en bonne santé d’une durée identique aux autres salariés. Rappelons que l’espérance de vie est réduite d’au moins 7 ans pour les salarié(e)s exposé(e)s.

Une fois de plus, la position du gouvernement, dictée par le Medef, ne répond pas au problème posé.

La CGT rappelle que la seule mesure efficace pour les salarié(e)s qui arrivent au terme de leur carrière avec une exposition à la pénibilité est de leur permettre un départ anticipé, fonction de la durée d’exposition.

La CGT rappelle également qu’il est tout à fait possible d’identifier les salarié(e)s concerné(e)s en recourant aux critères définis lors des dernières négociations.

Montreuil, le 4 juin 2010

Grève du 27 mai

30 % de grévistes à la CRAM / CARSAT Nord-Est.
Heu non... 35 %!!

COG MALADIE : DERNIERE LIGNE DROITE !

Les orientations des différents volets de la COG 2010 / 2013 (gestion du risques, service, politique d'action sanitaire et sociale, systèmes information et efficience) ont toutes été présentées au Conseil de la CNAMTS.
Il en ressort :
- une mutualisation accrue (par exemple : mise en place de plateformes régionales de
traitement des feuilles maladie papier) ce qui nous fait craindre une forme de régionalisation des organismes à plus au moins long terme.
- la dématérialisation dans tous les domaines qui devient l'objectif majeur de la CNAMTS un redimensionnement des accueils au motif d'une modernisation qui se traduira par un éloignement des services aux assurés.
- des simplifications administratives et législatives, qui au premier abord peuvent paraître logiques, mais qui au final permettront de remettre en cause les droits des assurés, voire la réalisation de nouvelles économies.

Illustration à partir des indemnités journalières : selon la CNAMTS, un des axes de travail pourrait être d'envisager pour base de référence le salaire annuel net imposable déclaré chaque année à l'administration fiscale, le cas échéant revalorisé. Alors que la CNAMTS précise que le but n'est pas de pénaliser l'assuré, les calculs que nous avons effectués démontrent bien que l'assuré sera inévitablement lésé.

Démonstration :

• salarié avec un salaire mensuel brut de 2000 euros
◦ aujourd'hui calcul IJ maladie :
▪ moyenne des 3 mois précédant l'arrêt : 2000 euros / 60 = 33,33 euros
◦ demain si base de référence salaire annuel net imposable:
▪ 2000 euros x 14 = 28 000 euros brut
▪ soit net fiscal de 21 000 auxquels s'ajoutent 600 euros de prime d'intéressement
ce qui fait un total de 21 600 euros
▪ calcul IJ : 21 600 / 12 = 1800 /60 = 30 euros
si on garde le même mode de calcul, la perte journalière est de 3,33 euros.

Malgré les nombreuses demandes de la CGT, à aucun moment il n'a été abordé la question des moyens humains et matériels nécessaires à la mise en œuvre de cette nouvelle feuille de route.
Toutefois, la politique de non remplacement des départs va s'intensifier puisque la CNAMTS annonce 1 remplacement sur 2 et que l'Etat, dans le cadre de la RGPP, applique le même ratio.
De plus la CNAMTS annonce fièrement avoir été au delà de la précédente COG qui prévoyait 2 remplacements sur 3, en économisant 1400 postes. Elle fait valoir ''cet effort'' auprès du ministère pour négocier la nouvelle COG. Pour la CGT, rien de bon d'autant que la branche a déjà perdu 6 400 postes sur la même période.
A l'heure où s'engage la discussion avec l'Etat pour définir les moyens humains et matériels, nous craignons fortement que cette annonce ne soit qu'un affichage pour cacher une réduction des effectifs encore plus drastique.
Encore une fois les salariés devront faire avec, qu'importe les conditions de travail et la dégradation des missions de service public. Quant aux assurés sociaux qu'importe leurs besoins.
Le calendrier communiqué par la CNAMTS fait apparaître «la négociation » de la COG avec l'Etat en juin suivi d'un vote au conseil à l'issue de la discussion.
La déclinaison en CPG dans les départements interviendra au quatrième trimestre.

Nous invitons les syndicats CGT :

- à se saisir d'ores et déjà de ces éléments qui, une fois de plus, vont accentuer la casse dela Sécurité Sociale.
- d'alerter les personnels des organismes des dangers de cette nouvelle COG.
- de créer avec la population le rapport de force nécessaire à la défense de notre
Protection Sociale, en lien avec l'ensemble des structures de la CGT.

Intéressement ou « comment justifier les augmentations au rabais de la valeur du point ! »

RPN du 25 mai 2010
Questions préalables :

Protocoles sur la revalorisation du ticket-restaurant et de l’augmentation de la valeur du point : toujours pas d’agrément.

Excédents 2009 : les montants sont promis par l’UCANSS pour le 27 mai au plus tard….

INC Vieillesse : la réunion demeure programmée au vendredi 18 juin après-midi, éventuellement à 14h au lieu de 14h30…

Rente orphelin CAPSSA : le COMEX a demandé des éléments complémentaires afin de faire une nouvelle proposition aux organisations syndicales courant juin.

La RPN :
Après présentation des différents critères 2010 de l’intéressement par les Caisses Nationales
(versement en juin 2011), la Fédération CGT a rappelé que l’élément essentiel devant servir de
base à la rémunération des salariés est l’augmentation de la valeur du point. L’intéressement, non soumis à cotisations sociales, n’étant qu’une arnaque qui contribue à la casse de la Protection Sociale.
La CGT a demandé la transformation de l’intéressement en gratification pérenne, uniforme, et non soumise aux performances des branches et des organismes.
La Fédération CFDT, rejointe par la CFTC, se félicite de sa signature à ce protocole et en demande la pérennité, voire l’extension de ce mode de rémunération.
La CGC s’est abstenue sur les questions de fond.
Les représentants de FO sont restés muets durant toute la durée de la RPN.

Salaires, emplois, retraites

Le 27 mai, tous mobilisés !

Nancy 14h00 place Dombasle
Reims 10h00 Maison des syndicats
Chalons-en-Champagne 10h00 Maison des syndicats
Bar-le-Duc 14h30 Place de la gare
Longwy 14h00 Place Darche
Charleville, Troyes & Chaumont à fixer.

Faisant suite au communiqué et à l’appel communs des organisations syndicales nationales CGT, CFDT, FSU, Solidaires et UNSA, la fédération nationale des personnels des organismes sociaux appelle les salariés de la protection sociale à se mobiliser massivement le 27 mai, au côté de milliers d’autres salariés, de retraités et de privés d’emploi pour faire valoir des mesures nouvelles significatives en matière d’emploi, de salaires, de protection sociale et de retraite.

Pétiton en ligne : cliquez ici.

Télécharger et imprimer la carte pétition : cliquez ici.


En premier lieu, nous tenons à réaffirmer que la retraite à 60 ans, à taux plein, calculée sur les 10 meilleures années, et fixée au minimum à 75% du salaire brut du dernier revenu d’activité reste une idée moderne et traduit la place du travail dans la société et sa reconnaissance.

Au contraire, le rouleau compresseur médiatique du gouvernement tente de présenter l’allongement de la durée de cotisation comme une fatalité. Ainsi l’allongement de la durée de vie serait prétexte à l’allongement de la durée du travail.

Dans ces conditions :

• A quoi serviraient les progrès économiques, qui sont d’abord et avant tout le fruit du monde du travail, et
qui ne sont justifiables que s’ils intègrent une dimension de progrès social ?

• A quoi servirait l’amélioration des conditions de travail autrement que permettre aux salariés de vivre
mieux au travail et d’arriver en meilleure santé à la retraite ?

• A quoi serviraient les progrès de la science et de la médecine si ce n’est que de vivre plus longtemps et en
bonne santé ?

La question cruciale qui est posée à tous aujourd’hui, c’est bien celle du financement de la protection sociale en général et de la retraite en particulier.

La réponse passe inéluctablement par le développement de l’emploi et des salaires.

Sur l’emploi, à qui fera-t-on croire, alors que les premières victimes du chômage sont les jeunes et les plus de 50 ans, que la solution est dans le maintien au travail de ceux qui peuvent prétendre à la retraite ?
Sur les salaires, l’absence de revalorisations salariales, le développement de la précarité et des petits boulots, y compris dans nos organismes et institutions ne constituent-t-ils pas des freins au développement de la croissance et des apports financiers à la protection sociale et à la retraite.

D’autres choix sont possibles et réalisables. Ils résident dans une réorientation des ressources disponibles : moins d’argent pour la spéculation et l’enrichissement, plus d’argent pour l’emploi et les salaires !

La Cgt propose d’introduire deux axes de financements nouveaux :

• Soumettre à cotisations sociales les dividendes, les stocks options, et l’ensemble des rémunérations,

• Moduler le taux de cotisation pour les entreprises, selon rapport richesses créées/masse salariale. Ainsi
plus une entreprise dégagerait de la marge (pour rémunérer les actionnaires) plus son taux de cotisation
serait élevée, et inversement. Ainsi, au travers d’un intérêt à créer des emplois pour voir diminuer son
taux de cotisation, le financement de la protection sociale pourrait constituer le moteur d’une véritable
relance économique.

Aujourd’hui c’est possible !

A l’opposé d’un Chef de l’Etat, d’un gouvernement et du MEDEF qui, au travers du matraquage médiatique, prétendent déjà avoir gagné la partie des retraites, nous pouvons leur opposer tous ensemble un cinglant démenti de la population, de la rue qu’ils méprisent.

Les jeux ne sont pas faits, même si une course contre la montre est engagée !

La Cgt initie une grande campagne de cartes pétitions avec l’objectif de rassembler des centaines de milliers de signatures d’ici début juin, où elles seront remises à l’Elysée.
La fédération Cgt des organismes sociaux propose que devant toutes les portes, les guichets d’accueil de nos organismes et institutions, la signature de ces cartes pétitions soit proposée aux assurés sociaux, adhérents, prestataires, allocataires et pensionnés le 25 mai.
Bien entendu, et en tout premier lieu, ces cartes pétition vous seront proposées à vous salariés de la protection sociale, qui savez à quel point le niveau du service au public s’est considérablement dégradé dans nos organismes et institutions.

Le semblant de concertation en cours organisé par le gouvernement, le calendrier extrêmement serré imposé,
n’offrent pas une qualité de dialogue social acceptable pour répondre à un tel enjeu de société, d’autant que les seuls éléments de la réforme proposée restent le recul de l’âge légal de départ à la retraite et l’allongement de la durée de cotisation dans un cadre budgétaire constant voire dégradé.

Pétiton en ligne : cliquez ici.

Télécharger et imprimer la carte pétition : cliquez ici.

Intéressement : la mascarade continue !

A la fin du mois de juin, comme chaque année, chaque salarié de l’institution va « toucher » l’intéressement. Cette année, pour une présence toute l’année 2009, la somme se situera, selon l’organisme, aux alentours de 700 euros

Ce n’est certes pas négligeable au regard des niveaux de salaire dans la sécurité sociale ! Et l’augmentation de 0,8% de la valeur du point ne changera pas la donne !

Les signataires des protocoles porteront, une fois de plus, la responsabilité de la paupérisation des salaires et des retraites des personnels de l’institution.


Si l’on fait une analyse des conséquences de cette forme de rémunération, le constat apparaît comme une évidence : répartie sur toute la carrière du salarié, c’est une véritable arnaque.

Démonstration  sur la base de la valeur du point actuel, le dernier protocole «  salaire » n’étant pas agréé.

Prenons un employé de la Sécurité sociale dont la carrière moyenne se situe autour de 300 points mensuels.

Toute chose égale par ailleurs, son salaire brut annuel moyen sera égal à 300 X 7,15018 X 14 = 30 030 euros.

Conséquence sur sa retraite de base R.G, d’un intéressement de 700 euros pendant 25 ans pour une carrière complète :

Pension 30 030 X 50% = 15015 euros soit 1251,25 euros mensuels.

Si les 700 euros (qui sont évidemment budgétés) étaient versés sous forme de salaire soumis à cotisation, la pension du même salarié serait :

30730 x 50% = 15365 euros soit 1280,41 euros mensuels

La différence est donc de près de 30 euros mensuels.



Conséquence sur la retraite complémentaire.

700 euros versés chaque année pendant 41 ans.
700 X 41 = 28700 euros

Taux d’appel 6%
28700 X 6% = 1722 euros

Salaire de référence 2009 : 14,2198 euros
1722 : 14,2198 environ 122 points

Perte annuelle sur retraite complémentaire 122 X1,1799 environ 144 euros
Soit une perte mensuelle de 12 euros

Total RG + complémentaire santé : 42 euros mensuel

Donc pour un gain de 700/12 = 58,33 euros mensuel pendant sa carrière voit sa retraite amputée
de 42 euros mensuels. Quel bénéfice !!

Nous devons exiger que les sommes correspondantes à l’intéressement soient intégrées dans le salaire brut. Ce serait budgétairement une opération tout à fait supportable pour l’employeur au regard des taux d’exécution budgétaire et pour le salarié, cela se traduirait par un gain mensuel sur son salaire net de :

58,33 X 77% soit environ 45 euros et un gain de 42 euros par mois sur sa future retraite.

Alors que s’ouvre le débat sur l’avenir des retraites à vous de juger !!!

0,8% d’augmentation de la valeur du point au 1er mai 2010 !


La CGT ne signera pas !


Il a fallu attendre plus de 4 mois pour que l’UCANSS tienne une RPN

sur les salaires. Pour quel résultat !

La nouvelle proposition, non négociable, faite par le COMEX aux Fédérations Syndicales est,une fois de plus, une véritable provocation.

La CGT a fortement condamné ce simulacre de négociation.

Est-il besoin de rappeler que la dernière augmentation de salaire remontera à 16 mois !

0,8% d’augmentation de la valeur du point, c’est porter le point à 7,20738 €, soit une augmentation de 0,0572!!!


Quelques exemples :


Pour un niveau 2, à l’embauche, cela correspond à une augmentation mensuelle brute de 11,15 euros

Pour un niveau 3 à l’embauche = 11,72€

Pour un niveau 3 au plafond d’ancienneté et 14 points = 15,38€

Pour un niveau 4 avec 30 points d’ancienneté et 14 points = 16,82€

Pour un niveau 6 avec 50 points d’ancienneté et 12 points = 20,99€ …


Pour la CGT, cette proposition est scandaleuse et elle considère qu’aucune organisation syndicale ne doit signer ce protocole. A défaut les signataires porteront la responsabilité de la paupérisation des salaires dans notre l’institution.


Le mépris envers les personnels de l’institution doit cesser !


Les employés et cadres des organismes de Sécurité Sociale se sont massivement mobilisés depuis le début de l’année pour que l’UCANSS prenne en compte leurs revendications.


Plus que jamais la lutte doit s’amplifier afin d’obtenir des avancées significatives.


D’ores et déjà la CGT invite les salariés, dans tous les organismes, à construire avec elle, des cahiers revendicatifs et exiger de leur directeur l’ouverture de « Négociation Annuelle Obligatoire ».

Santé au travail : le BIT pointe des risques émergents


A l’occasion de la journée mondiale de la santé et la sécurité au travail
organisée mercredi 28 avril par le Bureau International du Travail, le
BIT a pointé les innovations technologiques, comme les nanotechnologies
ou les biotechnologies, mais également « l’évolution des modes
de travail comme facteurs nouveaux de risques pour les travailleurs.»
« Les changements dans les tendances de l’emploi », ont entraîné de
nouveaux risques en matière de santé au travail : l’emploi précaire, la
sous-traitance, les charges de travail plus élevées, ou encore « l’intensification
des tâches due aux compressions d’effectifs », ont eu « inévitablement
des répercussions sur les conditions de travail », pouvant
entraîner par exemple des troubles musculo-squelettiques, ou des risques
psycho-sociaux, comme le stress au travail, souligne le BIT.
Le BIT insiste sur la nécessité de partager les connaissances sur ces
risques émergents, au niveau national comme international, pour une
meilleure évaluation et prévention de ces risques.

Article tiré de la lettre UGICT 303

COMPLEMENTAIRE SANTE

COMPLEMENTAIRE SANTE

L’UCANSS DOIT REVOIR LA COTISATION DES RETRAITES ADHERENTS AU PROTOCOLE DE 2008

L’UCANSS annule la réunion de la CPP du 28 avril.

C'est par un « mail » laconique que l’UCANSS informe les membres de la CPP qu'après celle du 23 mars, la réunion du 28 avril est annulée ?

Complémentaire santé

Madame, Monsieur le Directeur,

Madame, Monsieur,

Compte tenu d'un ordre du jour restreint et en accord avec le Président et le Vice Président de la Commission paritaire de pilotage, la séance qui devait se tenir le mercredi 28 avril 2010 à 10 heures est annulée.

Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur le Directeur, Madame, Monsieur, l'expression de mes sentiments distingués.




Au-delà des remarques de chacun sur l’espace entre deux réunions, à l’UFROS, nous nous interrogeons.

Pourquoi l’UCANSS décide-t-elle soudainement de suspendre les travaux de la CPP, alors que celle-ci se penchait sur la réalité des chiffres du compte « anciens salariés » pour l’exercice 2009, suite à la demande de la CGT ?

Surprenant quand on constate que cette mise en veilleuse de la CPP se produit au moment où l’actuaire de l’UCANSS annonce que ce « compte » n’est pas en dépassement de 17% comme annoncé en novembre 2009 mais de 8,9 %, chiffres arrêtés au 31 janvier 2010 !

Ainsi donc les assureurs nous ont présenté leurs propositions d'augmentation sur la base de chiffres ne correspondant pas à la réalité ?


Explications

On mène les retraités en bateau !

Le 28 octobre 2009, plus de cinquante retraités de la Sécu étaient devant l'UCANSS pour demander la participation financière de l'employeur. On ne peut que regretter que le directeur de l'UCANSS n'ait pas souhaité les recevoir en personne et les ait fait recevoir par le président de la CPP qui n'a pas voulu discuter de la participation de l'employeur.

Le 27 novembre 2009 la Commission Paritaire de Pilotage était réunie pour examiner les propositions des assureurs (UNPMF, AG2R et Médéric) pour les cotisations 2010.

Face aux chiffres « catastrophiques » présentés par l’UCANSS et les assureurs, la CPP décidait d’une augmentation de plus de 6,50% de la cotisation 2010, pour les « retraités » adhérents à l’accord national UCANSS.

Aussitôt, les représentants CGT à la CPP demandent une étude approfondie sur le « compte anciens salariés» et le « Fonds de financement des cotisations des anciens salariés ».

C’est le cabinet « Winter», actuaire de l’UCANSS qui à l'époque a été chargé par l’employeur de soumettre à la CPP différents scénarios à l’horizon 2020.

Lors des réunions de la CPP qui ont suivi (27 janvier et 24 février 2010), Winter révèle que, s’agissant du régime des anciens salariés, le ratio Prestations/cotisations pour 2009 serait de 108,91%, alors qu’en novembre 2009 au moment de décider l’augmentation de la cotisation, les assureurs nous présentaient un ratio P/C à 117% !!

Celui des actifs serait de 100,69%...pratiquement à l’équilibre.

De la même façon, les études actuarielles réalisées par l’UCANSS en 2008 lors de la négociation sur les trois paramètres : Taux d’adhésion des nouveaux retraités - Pourcentage de cotisations « isolés » - Alimentation annuelle du fonds de financement par l’employeur, sont remis en question par l’actuaire

Les deux premiers paramètres sont aujourd’hui beaucoup plus favorables au régime selon WINTER.

Quant au montant de l’alignement sur paie qui alimente le fonds de financement, il sera vraisemblablement de 20,4 millions en 2009 au lieu des 20 millions d’euros prévus. Rappelons que l’utilisation réelle a été de 4,4 millions d’euros (hors utilisation pour combler le déficit de l’exercice 2009).

S'agissant de l'alignement sur paye, il faut rappeler que l'employeur a évoqué la possibilité que les fonds correspondants soient affectés à « autre chose ».

Pour nous, UFROS, les retraités payent déjà bien assez. Pour certains, le passage dans le contrat de groupe s'est traduit par une augmentation importante des cotisations.

Soyons clairs, notre revendication n’est pas d’utiliser l’alignement sur paie pour alimenter le fonds de financement du compte retraités. L’UCANSS a capté ces fonds qui étaient auparavant reversés aux comités d’entreprise et à la CAPSSA, pour se prévaloir d’une participation de l’employeur.

Ceci étant ils sont bel et bien inscrits dans l’accord de 2008 que la CGT n’a pas signé. Aujourd’hui porter l’aide à 25% est tout à fait démontré dans sa faisabilité…par le propre actuaire de l’UCANSS!

La réaction de la CPP n’est pas unanime !

Première surprise, lors de la CPP du 27 janvier, le groupe salarié dans sa majorité (sauf la CGT) décide…de ne rien décider avant le deuxième semestre 2010, en attente des chiffres définitifs des inscriptions dans le régime (les anciens salariés d’avant 2009 ayant il est vrai, jusqu’au 30 juin 2010 pour adhérer)


La CGT proteste et demande que, en tout état de cause, la cotisation des « retraités » soit revue à la baisse et que la décision prenne effet au 1er janvier 2010. Ainsi la CPP pourra rectifier l’augmentation de 6,50% qu’elle a été contrainte de prendre pour 2010.

Même si la proposition de la CGT n'a pas été immédiatement reprise, il n'y a pas eu de rejet de cette proposition. Tout au plus, doit-on indiquer que la CFDT a manifesté une réticence sur le recalcul de la cotisation. L'UFROS est convaincue que, chiffres réels à l'appui, les membres de la CPP ne pourront que constater que le recalcul s'impose.

On a senti néanmoins que devant l’évidence, il n’y avait pas au sein de la CPP, de réactions hostiles à notre proposition d’inscrire, à court terme, une réelle participation de l’employeur au régime des anciens salariés.

Suite à nos interventions, le président de la CPP (collège employeur) a fait savoir le 24 février, que son groupe partage notre réflexion et demande aux assureurs (UNPMF, AG2R et Médéric) de présenter des chiffres précis cette année, au moment de l’étude des comptes.

Déjà, au regard des chiffres avancés en février, la CPP aurait pu s’exonérer de passer de 145% à 150% de la cotisation des actifs, la cotisation des retraités. Il faut donc revenir sur cette décision.

o Alors, il faut passer de la parole aux actes
o Il faut refaire les comptes
o Il faut revoir le montant de la cotisation au 1er janvier 2010

L’UFROS considère que l’employeur a une responsabilité toute particulière au regard de la situation dans laquelle se trouvent les retraités adhérents au contrat UCANSS aujourd’hui.

L’UCANSS doit réunir la CPP afin que cette dernière consolide les chiffres avancés par l’actuaire.

Sur la base de ces chiffres, la CPP doit recalculer le montant de la cotisation « retraités » au 1er janvier 2010.

Enfin l’UCANSS doit entendre les représentants des salariés et retraités qui dans leur majorité demandent une réelle participation de l’employeur sur le montant de la cotisation, actée dans l’accord de 2008. Pour cela elle doit convoquer rapidement une RPN avec cette question à l’ordre du jour.

La participation financière de l’employeur est une nécessité absolue sans laquelle de nombreux retraités ne pourront plus disposer d’une mutuelle, cela au moment même où ils en ont le plus besoin.

Les « évènements » qui viennent de se produire nous laissent interrogatifs.

A-t-on voulu tromper la CPP ou sommes-nous dans le domaine de l’irresponsabilité, voire de l’incompétence ?

L’UCANSS attend-elle que les retraités soient exaspérés et quittent le régime ?

L’employeur devra en tout état de cause rendre des comptes aux partenaires sociaux.

Face à toutes ces interrogations, la Commission Exécutive de l’UFROS dans sa séance du 8 avril a décidé de demander un rendez-vous au directeur de l’UCANSS pour lui exprimer ses interrogations et exiger que celui-ci convoque rapidement une RPN sur « la révision de l’accord de 2008 incluant une participation de l’employeur à la cotisation des retraités ».

L’UFROS n’acceptera pas que l’on brade les fondements de la solidarité intergénérationnelle qui fonde notre système de sécurité sociale et mutualiste, et qui a toujours prévalu dans l’histoire de notre institution.


Aussi la commission exécutive de l’UFROS appelle toutes ses bases, tous ses adhérents et tous les retraités à soutenir son action.

Pour cela, elle les appelle à organiser des délégations et à se rassembler devant le siège de l’UCANSS le 28 Mai 2010 (date de la prochaine CPP) à partir de 10h.

AG du 27/4/10

Urgence à la CRAM

Effectifs en chute libre, moyens matériels limités… les employés de la caisse régionale d’assurance-maladie crient

L’agence de Lunéville fait corps. Gréviste et manifestante quasi à l’unanimité, hier, sur le parvis du Zénith.

Pour cause, en vrac, de « ras-le-bol », « de marre du mépris », ou encore d’«assez de travail dans l’urgence ». La demi-douzaine de techniciens de cette « agence retraite » est à ce titre exemplaire d’une « dégradation à marche forcée » subie par la Caisse régionale d’assurance-maladie. Contre laquelle se plaignait, hier, une centaine de manifestants en marge de l’assemblée générale.

« Depuis des années, on nous fait le coup du Toujours plus avec moins de moyens », reprennent les Lunévillois. « On n’a plus de scanner, on n’a plus de boîte aux lettres, et on est passé de 12 à 6 personnes en quelques années. Heureusement qu’on est solidaires ! » Solidaires face à la décrépitude de l’institution, solidaires aussi face à la grogne de l’usager qui se convertit en hargne à la première occasion. « Beaucoup comprennent, mais les insultes fusent de plus belle », note une employée accablée. « On se traîne les vieux clichés : des lettres nous conseillent de quitter la machine à café pour nous occuper ‘enfin de leur dossier… En fait, c’est tout juste si on peut traiter l’urgence. Plus question de s’occuper des reconstitutions de carrière en amont par exemple. Du coup, on a l’air malin avec les questionnaires qu’on a distribués au forum de Baccarat, en septembre dernier. Ils nous reviennent remplis, et on n’a pas une minute pour les traiter ! »

Cinquante postes supprimés dans les trois ans à venir

Une ambiance, comme tant d’autres… Dont la CGT a voulu, hier, se faire l’écho général. « Entre 7.000 et 8.000 dossiers sont en retard dans le seul domaine de l’action sociale », souligne ainsi Laurent Tonnelier, secrétaire général CGT. « On travaille déjà avec 6 CDD, il nous en faudrait au moins 5 de plus pour absorber le stock. » Mais ils ne se font guère d’illusion sur la réponse donnée à ce genre de revendications. « Il faut savoir que les objectifs fixés à la CRAM lorraine, sur les trois ans à venir, c’est de rendre encore 50 postes supplémentaires », signale Florent Galand, secrétaire du comité d’entreprise. « Ça ne va pas vraiment dans le sens espéré ! » La mise en place des nouvelles réformes mobilise temps et énergie, « c’est le cas sur les pensions de réversion, par exemple », les retards engendrent des coups de fil et courriers de réclamation, donc mobilisent du temps supplémentaire, et ainsi le cercle se fait-il toujours plus vicieux. Conclusion, l’assurance-maladie est guettée par une épidémie plus virulente en France que toutes les H1N1 de la terre : la grande déprime !

Lysiane GANOUSSE

Est Républicain du 28/04/2010

Merci à l'Est Républicain et à France Bleu Sud Lorraine pour la couverture.

Grève du 27 avril à la CRAM

La grande fête approche !

Par contre pour les agents c’est tous les jours la fête...

Suite au dépot de notre préavis de grève pour le jour de l'AG,
la CGT a rencontré aujourd'hui la direction de la CRAM.

Aprés des débuts prometteurs, les négociations ont bloqué
sur la possibilité d'obtention d'avantages salariaux pour l'ensemble des agents.

Notre demande de 15 points de compétence à l'ensemble du personnel n'a pas abouti...
Comme toute autre forme de compensation financière...

Nous décidons donc de maintenir notre préavis de grève et appelons le personnel à exprimer son mécontentement.

Deux possibilités pour exprimer votre colère :

Une journée de grève, sans possibilité d'entrer dans l'enceinte du Zénith avant 14h00 (point de rencontre CGT à l'extérieur).

59 minutes de grève de 14h01 à 15h00 au point de rencontre CGT pour les personnes qui voudraient participer à l'AG.

Venez vous exprimer !
Le taux de participation sera remonté à la CNAV
et à l'UCANSS par nos représentants.

Vos élus CGT seront présents devant et dans l'enceinte du Zénith
pour vous informer sur les négociations en cours et à venir.

Rencontre Nationale des syndicats de la Sécurité Sociale

11 mars 2010,

Rencontre Nationale des syndicats de la Sécurité Sociale




Cette réunion a rassemblé plus de 200 représentants de syndicat déterminés à lutter contre la casse de notre institution et du service public.
Un premier rendez-vous de grèves et de luttes est d’ores et déjà programmé au 23 mars 2010, jour de la défense des retraites, de l’emploi et des salaires.

Ensemble, défendons, construisons, la Sécurité Sociale de demain !

L’accueil, la présentation de la journée Les 4 carrefours – maladie, Cram, famille, recouvrement Le départ des participants et manifestation devant l’UCANSS La délégation CGT, représentant toutes les branches, a été reçue par M Renard, directeur de l’UCANSS. L’après midi, le débat général.


Devant l'Ucanss, la CPAM de Moselle et de Meurthe et Moselle


Rencontre des Syndicats des Organismes Sociaux dans le patio de la CGT

Tous Ensemble, le 23 mars
pour
les Salaires, l'Emploi et la Retraite