Rassemblements, manifestations partout en France
« Quand on
touche un militant CGT, on touche toute la CGT ».
Et quand le patronat
et le gouvernement attaquent un syndicaliste, ils visent les salariés, leurs
droits à être représentés pour défendre leurs revendications.
Relaxe pour les Goodyear, tout de suite !
Relaxe pour les Air France, tout de suite !
Relaxe pour tous les
militants, tous les salariés qui ne doivent leur condamnation :
4qu’au
refus de l’inacceptable,
4qu’à
leur courage de dire NON,
4qu’à leur intelligence à se mobiliser collectivement
pour donner de la force à leur voix, à leurs revendications.
Un
gouvernement qui laisse mettre en prison durant 9 mois des syndicalistes qui défendent
l’emploi, c’est un gouvernement aux couleurs du fascisme, aux oripeaux
idéologiques d’extrême droite.
Nous sommes loin des valeurs de démocratie
utilisées pour faire des guerres et donner des leçons ailleurs.
NANCY, 4 février 2016
Exigeons la relaxe des Goodyear !
Exigeons des choix politiques porteurs de progrès social et de paix !
Manifestation régionale
Rassemblement à 14h
Place de la République
« Nos missions ... »
Cela devient compliqué d’exercer ses missions en extérieur.
C’est parfois même mission impossible ...
Dans certains secteurs appelés à se déplacer régulièrement,
il semblerait que la gestion du temps de travail échappe aux agents : ils
doivent se contenter d’arriver et repartir à des heures imposées !
Jusqu’où va-t-on aller ?
L'édito de Tonnerre Grondant (2)
La CARSAT a changé de direction il y a un an et demi déjà̀,
dans le contexte particulier que l’on connait.
Si nous avons ressenti depuis une diminution de la tension
qui régnait dans certains services, il apparait ces temps-ci une vraie tendance
au surplace, voire une inversion.
Le dialogue s’est certes amélioré́ sur la forme mais sur le
fond, beaucoup reste à faire. Toutes les difficultés rencontrées par les
personnes, les services dont nous nous faisons l’écho, sont aussi explicitées,
plusieurs fois si nécessaire, à la direction. À tel point qu’à force d’être
répétitives, nos alertes finissent par perdre de leur force, voire même par
blaser nos dirigeants, qui s’habituent à vivre avec.
Pour calmer nos inquiétudes, on utilise toujours les mêmes
artifices : groupes de réflexion, plan stratégique, nomination de
managers-fusibles qui permettent aux habituelles éminences grises de continuer
à tirer les ficelles en toute quiétude... Ces dispositifs ne semblent pas
avoir pour but de solutionner les problèmes mais plutôt de repousser, de loin
en loin, l’apparition de leurs conséquences telles que problèmes sociaux,
psychosociaux, perte de confiance globale et inversement des courbes de
performance.
Cette direction, à peine vieille de 18 mois, est-elle déjà̀
en train de parier sur un report des problèmes jusqu’à l’arrivée des suivants
? On n’ose y croire...
Il va pourtant bien falloir sortir de ce climat de défiance
générale pour garantir, sur le long terme, un sain fonctionnement de notre
organisme. Dehors les ambitions individuelles, les stratégies ou la compétition
d’une ultra-minorité́ que tout le monde a identifiée !
En tant qu’organisation responsable, qui ne se contente pas
uniquement de critiquer pour mettre de l’huile sur le feu, nous vous proposons
une solution pour améliorer notre dialogue, Mon- sieur le directeur. Puisque
vous semblez penser que notre vision est exagérée, que nous nous figeons dans
une attitude théâtrale peu constructive, écoutez directement le personnel. Pourquoi
ne pas organiser des états généraux ?
Collaborons pour une remontée directe des doléances et
organisons, tous ensemble, des échanges et recherches de solutions... Nous
sommes prêts, pour notre part, à aider à mettre en œuvre un tel chantier pour
que direction, organisations syndicales et membres de personnel discutent pour
poser les bons diagnostics et identifier les bons remèdes.
Peut-être seriez-vous étonné, dans un contexte nouveau de
libre parole, d’entendre certaines choses ? Vos proches collègues ne seront
probablement pas d’accord, et pour cause.
Mais vous ?
L’édito de Tonnerre Grondant
Voici un nouveau support d’information, sous la forme d’un journal, que la CGT CARSAT souhaite vous présenter périodiquement, afin de partager avec vous son point de vue sur les évènements qui émaillent le quotidien de notre organisme.
Il ne s’agit là ni d’un tract, ni d’une communication institutionnelle de la part d’élus CGT d’une ou de l’autre instance représentative du personnel, mais autre chose, ou peut- être tout cela à la fois...
Il nous est apparu, lors de nos nombreux échanges entre élus, avec des militants, adhérents ou avec les salariés de la CARSAT, que vous ressentez le besoin d’être plus et mieux informés sur les différents épisodes de la vie sociale de l’organisme d’une façon compréhensible et transparente.
En effet l’optimisme béat des canaux d’information officielle vous lasse et vous semblez accueillir ces nouvelles, systématiquement présentées sous un jour favorable quels que soient les sujets, avec de plus en plus de perplexité.
Car vous nous dites que vous constatez des problèmes, plus ou moins importants, que les changements, annoncés à chaque nouvelle prise de fonction de dirigeant, restent toujours à l’état de projet, que vos conditions de travail ne changent pas, voire empirent... Vous remarquez que, rapidement, les déclarations d’intentions des débuts laissent place à une gestion molle des situations, comme si nos dirigeants regardaient ailleurs, vers la suite de leur carrière, laissant la gestion des soucis de la CARSAT à leurs successeurs.
Vous nous jugez sévèrement aussi. Vous pensez que nous sommes de moins en moins pugnaces depuis la fin de notre lutte (gagnante) il y a un peu plus d’un an de cela. Car vous nous dites que, certes, nous avons réussi à changer la tête de l’organisme, mais il persiste le système mis en place à l’époque, à grands coups de réorganisations, mises au placard, pour favoriser le positionnement de collaborateurs serviles.
Dont acte, nous vous entendons.
Au travers de ce nouveau support, nous n’avons pas la prétention de répandre la bonne parole ou de dispenser la vérité mais nous ambitionnons, en toute modestie, de vous faire partager un autre point de vue sur les choses de la CARSAT et de l’institution en général, si possible avec une certaine forme de détachement, car parfois, comme dit le vieil adage, il vaut mieux en rire...
Il ne s’agit là ni d’un tract, ni d’une communication institutionnelle de la part d’élus CGT d’une ou de l’autre instance représentative du personnel, mais autre chose, ou peut- être tout cela à la fois...
Il nous est apparu, lors de nos nombreux échanges entre élus, avec des militants, adhérents ou avec les salariés de la CARSAT, que vous ressentez le besoin d’être plus et mieux informés sur les différents épisodes de la vie sociale de l’organisme d’une façon compréhensible et transparente.
En effet l’optimisme béat des canaux d’information officielle vous lasse et vous semblez accueillir ces nouvelles, systématiquement présentées sous un jour favorable quels que soient les sujets, avec de plus en plus de perplexité.
Car vous nous dites que vous constatez des problèmes, plus ou moins importants, que les changements, annoncés à chaque nouvelle prise de fonction de dirigeant, restent toujours à l’état de projet, que vos conditions de travail ne changent pas, voire empirent... Vous remarquez que, rapidement, les déclarations d’intentions des débuts laissent place à une gestion molle des situations, comme si nos dirigeants regardaient ailleurs, vers la suite de leur carrière, laissant la gestion des soucis de la CARSAT à leurs successeurs.
Vous nous jugez sévèrement aussi. Vous pensez que nous sommes de moins en moins pugnaces depuis la fin de notre lutte (gagnante) il y a un peu plus d’un an de cela. Car vous nous dites que, certes, nous avons réussi à changer la tête de l’organisme, mais il persiste le système mis en place à l’époque, à grands coups de réorganisations, mises au placard, pour favoriser le positionnement de collaborateurs serviles.
Dont acte, nous vous entendons.
Au travers de ce nouveau support, nous n’avons pas la prétention de répandre la bonne parole ou de dispenser la vérité mais nous ambitionnons, en toute modestie, de vous faire partager un autre point de vue sur les choses de la CARSAT et de l’institution en général, si possible avec une certaine forme de détachement, car parfois, comme dit le vieil adage, il vaut mieux en rire...
Un peu long mais intéressant...
Le salaire d’un agent de la Sécurité sociale est assis sur plusieurs paramètres :
· le coefficient,
· la valeur du point
· les mécanismes conventionnels inscrits dans la classification, notamment la reconnaissance de l’ancienneté.
La mise en place de classifications successives s’est concrétisée au fil des décennies par une dégradation constante de la condition salariale.
RAPPEL HISTORIQUE
Classification de 1974
Salaire : coefficient X valeur du point.
S’y ajoutent :
· 4% d’ancienneté tous les deux ans.
· possibilité d’acquérir 4 % supplémentaires chaque année en fonction d’une notation annuelle. Dans les faits, une grande majorité de personnel en bénéficiait.
Le cumul de ces deux avantages se limitait à 40 % de la rémunération de base. Ce plafond était donc atteint au minimum après 8 ans d’ancienneté et au maximum en 20 ans.
Après vingt ans d’ancienneté, ces 40 % étaient incompressibles et s’appliquaient immédiatement au nouveau coefficient en cas de promotion.
Accord du 14 mai 1992
Salaire = coefficient X valeur du point.
S’y ajoutaient :
· 2 % d’ancienneté chaque année à compter de la deuxième année (40 % atteint après 22 ans d’ancienneté).
· des points de degré non automatique avec une garantie de 5 points tous les cinq ans (sur 3 ou 4 exercices selon le coefficient).
La règle des 40 % incompressibles demeure après 22 ans d’ancienneté, mais avec le cumul des degrés éventuellement acquis, il faut un minimum de 16 années d’ancienneté pour atteindre 140 % du salaire de base. Néanmoins, la règle des 40 % incompressible assurait pour un technicien Niveau 3 passant Niveau 4, 200 euros d’augmentation du salaire brut.
Accord de 2004
Salaire = coefficient X valeur du point.
S’y ajoutent :
· 2 points (14 euros) par année d’ancienneté.
· des «pas de compétences» de 7, 12, ou 15 points minimum selon le coefficient, attribués à discrétion des directions à au moins 20 % du personnel chaque année, mais sans garantie dans le temps.
Avec ce système de rémunération, certains agents en fin de carrière peuvent ne pas avoir atteint les 140 % du salaire de base ! La disparition de fait de l’ancienneté (seuls les points d’expérience sont incompressibles) se traduit, pour la promotion d’un «ancien» niveau 3 au niveau 4 par une augmentation de 15 points, soit 105 euros bruts…
Concernant ce dernier accord de 2004, la pilule est particulièrement amère pour le personnel…
Sans doute pour aider à la faire passer, les signataires et l’employeur nous ont concocté une petite merveille (à leur yeux !) : l’INTERESSEMENT. Une part croissante de la masse salariale y est consacrée, passant de 1,5 % à l’origine à 2,5 % aujourd’hui. Cette forme de rémunération, non hiérarchisée, est un pis-aller pour atténuer la politique de bas salaires dans l’institution.
En effet, le « ressenti positif » exprimé par les salariés est évidemment plus fort pour un agent au salaire d’embauche ou un jeune technicien ; les 700 euros annuels représentant un demi mois (voire plus) de sa rémunération. Pour un cadre moyen, c’est un tiers de la rémunération, l’intérêt se dilue… Rappelons, la CGT l’a démontré, que cette forme de rémunération est une véritable arnaque.
700 euros annuels, c’est un montant moyen de 58 euros par mois. Mais cette somme échappe aux cotisations sociales et ne comptent pas pour la retraite, ni celle de base, ni la complémentaire.
Pour les salariés payés en dessous du plafond de la Sécurité sociale (une majorité dans nos professions), si cette somme était intégrée dans le salaire brut mensuel, l’agent percevrait en moyenne 45 euros par mois durant toute sa carrière, mais également pratiquement 40 euros mensuels de plus sur ses retraites… à 25 ans d’espérance de vie à la retraite… faites le compte !
Depuis 1983, véritable première année de rigueur salariale, marquée par l’abandon du système d’échelle mobile des salaires « l’augmentation suivait l’inflation officielle », et en particulier depuis le début des années 1990, les accords de revalorisation annuels de la valeur du point ont tous été signés en-deçà du taux officiel d’inflation (merci la CFDT, FO et consorts…).
Conséquence en terme de paupérisation des salaires :
Au 1er janvier 1993, date de la prise d’effet du protocole du 14 mai 1992 :
Le SMIC à cette date était égal à 897,39 euros.
Le niveau 2 (170 pts) correspondait à 1079,75 euros, supérieur de 20,3 % au SMIC.
Le niveau 3 (185 pts) à 1175,07 euros, supérieur de 30,9% au SMIC.
Si l’on avait conservé ces différentiels dans le temps, le niveau 2 (que l’on peut considérer aujourd’hui comme le salaire d’embauche de la profession) devrait être égal à :
1 398,37 (SMIC) + 20,3 % soit 1682,23 euros.
Le niveau 3 de technicien :
1398,37 + 30,9 % soit 1830,47 euros.
La confédération CGT revendique un SMIC à 1700 euros. La revendication fédérale d’un SMPG à 2000 euros bruts ne fait donc que reproduire le différentiel de 1993 entre le SMIC et le salaire d’embauche. La réalité salariale d’il y a vingt ans ne pourrait-elle plus avoir court aujourd’hui ? Bien sûr que si !!
La paupérisation des salaires vécue depuis deux décennies dans la profession n’a aucune justification, ni économique, ni financière. C’est en fait un choix politique. Dans la Sécurité sociale, comme dans tout le secteur tertiaire, les salaires ont suivi la courbe descendante imposée aux rémunérations des travailleurs dans les secteurs de production industrielle et le secteur marchand, au bénéfice de l’actionnariat. Cette politique ultralibérale dans le secteur privé se devrait d’être accompagnée de la même politique de bas salaires dans le secteur « public », une trop grande différence de traitement pouvant être facteur de revendications et de conflits sociaux.
C’est ainsi que dans la Sécurité sociale, forts de ces objectifs imposés par les pouvoirs économiques et politiques, nos dirigeants du COMEX, toujours le doigt sur la couture du pantalon face aux ministères de tutelle, avec, il est vrai, la complicité objective de certaines organisations syndicales, n’ont eu de cesse que de faire se dégrader les rémunérations pour arriver à la situation d’aujourd’hui :
· Salaire d’embauche au SMIC,
· Une « ancienneté » comblant à peine l’évolution du SMIC,
· Une non reconnaissance des qualifications, un cadre peut pendant des années gagner moins que les agents qu’il encadre,
· Une individualisation des salaires,
· Un blocage de la valeur du point à son niveau de 2010,
· Des perspectives d’évolution salariale a minima.
Pour la fédération CGT, cette politique est réversible et nous formulons des revendications :
· Valeur du point à 10 euros,
· Salaire minimum professionnel garanti à 2000 euros bruts,
· Suppression de l’intéressement remplacé par un demi-mois de salaire,
· 300 euros de plus pour tous les salariés au titre du rattrapage de la perte de pouvoir d’achat cumulée ces dernières années.
Au regard du montant des salaires actuels, d’aucuns voudraient présenter ces revendications comme utopiques, inatteignables … nous venons de démontrer qu’elles remettraient les salaires à leur niveau d’il y a vingt ans ! Est-ce utopique dans un pays où la production intérieure a doublé pendant cette période ?
La valeur du point à 10 euros : inatteignable ?
C’est faire passer la masse salariale globale des quatre branches de Sécurité sociale de cinq à sept milliards d’euros. C’est tout à fait surmontable, les frais de gestion (3%) étant très bas dans la profession. L’application de la revendication du point à 10 euros les augmenterait d’à peine un point. Notons d’ailleurs qu’une part non négligeable de ce différentiel reviendrait à l’institution sous forme de cotisations sociales. Rappelons également que, au regard des taux d’exécution budgétaire des quatre branches, l’employeur ponctionne chaque année depuis au moins cinq ans, 100 millions d’euros sur les budgets de frais de personnels… ça relativise les moyens à mettre en oeuvre…
Chiffres communiqués par l’UCANSS à la demande des organisations syndicales, les taux d’exécution budgétaire pour 2008, 2009, 2010 se montaient à 98%. Pour une masse salariale de 5 milliards d’euros, le calcul est vite fait ….
NEGOCIATION SALARIALE 2012
Pour la deuxième année consécutive, le COMEX bloque l’évolution de la valeur du point. Les déclarations de l’employeur laissent entendre que nous entrons dans ce processus pour plusieurs années encore. L’accord définitif soumis à signature est du « même tonneau » que celui signé en 2011 : attribution de 5 points pour tous au 1er mai 2012.
Au cours de ces pseudo-négociations, seules la CGT et la CGC ont revendiqué une augmentation en pourcentage de la valeur du point. Les autres ont « pleuré » sur la situation de nos collègues aux plus bas salaires – situation qu’ils ont pourtant engendrée par leurs signatures d’accords salariaux au rabais - et considéré qu’il fallait ponctionner plus aux «petits» qu’aux «gros».
Voeux exaucés par l’UCANSS !
Pour un technicien Niv.3 à l’embauche (210 points) 5 points représentent 2,38 % d’augmentation.
Pour un technicien Niv.3 au plafond (325 pts) 5 pts représentent 1,53 % d’augmentation.
Pour un salarié à 400 points, 1,25 % d’augmentation.
Pour une inflation de 2,5 % en 2011…
La paupérisation continue !
De plus, cette attribution d’un même nombre de points pour tous ne fait qu’écraser la grille hiérarchique.
Niveau 3 en 2010 : 205 points )
Niveau 6 en 2010 : 305 points ) rapport 1,487
Niveau 3 en 2011 : 210 points )
Niveau 6 en 2011 : 310 points ) rapport 1,476
Niveau 3 en 2012 ( ?) : 215 )
Niveau 6 en 2012 ( ?) : 315 ) rapport 1,465
C’est un non sens économique de ne pas augmenter en pourcentage tous les salariés de la même façon. Un «gros salaire» peut très bien avoir un pouvoir d’achat inférieur à celui d’un «petit» en fonction de ses charges de famille. Ne stigmatisons personne. La perte de pouvoir d’achat engendrée par l’inflation est la même pour tous. Autre effet pervers du blocage de la valeur du point : blocage en euros des pas de compétence ! en 2010, un pas de compétence de 7 points valait 50,45 brut.
En 2012, il vaut toujours 50,45 euros brut ! si la volonté affichée de l’employeur se confirmait pour les années à venir et était entérinée par les organisations syndicales signataires, la valeur en euros du pas de compétence serait toujours la même en 2015 ! au rythme (minimum !) de 2 % d’inflation par an, son pouvoir d’achat aurait perdu au moins 10 % !! bravo !!
Si le salaire minimum dans la profession était de 2000 euros, comme revendiqué par la CGT, et si tous les salaires de la grille de classification étaient basés sur ce minimum, le technicien en début de carrière aurait un salaire brut de 2234 euros, le cadre niveau 6 un salaire de début de carrière à 3297 euros bruts. L’approche concernant les bas salaires serait alors toute différente et l’augmentation de la valeur du point pour tous dans la même proportion ne poserait sans doute plus de problème à personne…
Cette politique salariale n’a que trop duré. Il est temps d’inverser la tendance. Un rapport de force doit monter dans les personnels de l’Institution pour créer les conditions d’une véritable prise en compte de leurs revendications par l’employeur.
· le coefficient,
· la valeur du point
· les mécanismes conventionnels inscrits dans la classification, notamment la reconnaissance de l’ancienneté.
La mise en place de classifications successives s’est concrétisée au fil des décennies par une dégradation constante de la condition salariale.
RAPPEL HISTORIQUE
Classification de 1974
Salaire : coefficient X valeur du point.
S’y ajoutent :
· 4% d’ancienneté tous les deux ans.
· possibilité d’acquérir 4 % supplémentaires chaque année en fonction d’une notation annuelle. Dans les faits, une grande majorité de personnel en bénéficiait.
Le cumul de ces deux avantages se limitait à 40 % de la rémunération de base. Ce plafond était donc atteint au minimum après 8 ans d’ancienneté et au maximum en 20 ans.
Après vingt ans d’ancienneté, ces 40 % étaient incompressibles et s’appliquaient immédiatement au nouveau coefficient en cas de promotion.
Accord du 14 mai 1992
Salaire = coefficient X valeur du point.
S’y ajoutaient :
· 2 % d’ancienneté chaque année à compter de la deuxième année (40 % atteint après 22 ans d’ancienneté).
· des points de degré non automatique avec une garantie de 5 points tous les cinq ans (sur 3 ou 4 exercices selon le coefficient).
La règle des 40 % incompressibles demeure après 22 ans d’ancienneté, mais avec le cumul des degrés éventuellement acquis, il faut un minimum de 16 années d’ancienneté pour atteindre 140 % du salaire de base. Néanmoins, la règle des 40 % incompressible assurait pour un technicien Niveau 3 passant Niveau 4, 200 euros d’augmentation du salaire brut.
Accord de 2004
Salaire = coefficient X valeur du point.
S’y ajoutent :
· 2 points (14 euros) par année d’ancienneté.
· des «pas de compétences» de 7, 12, ou 15 points minimum selon le coefficient, attribués à discrétion des directions à au moins 20 % du personnel chaque année, mais sans garantie dans le temps.
Avec ce système de rémunération, certains agents en fin de carrière peuvent ne pas avoir atteint les 140 % du salaire de base ! La disparition de fait de l’ancienneté (seuls les points d’expérience sont incompressibles) se traduit, pour la promotion d’un «ancien» niveau 3 au niveau 4 par une augmentation de 15 points, soit 105 euros bruts…
Concernant ce dernier accord de 2004, la pilule est particulièrement amère pour le personnel…
Sans doute pour aider à la faire passer, les signataires et l’employeur nous ont concocté une petite merveille (à leur yeux !) : l’INTERESSEMENT. Une part croissante de la masse salariale y est consacrée, passant de 1,5 % à l’origine à 2,5 % aujourd’hui. Cette forme de rémunération, non hiérarchisée, est un pis-aller pour atténuer la politique de bas salaires dans l’institution.
En effet, le « ressenti positif » exprimé par les salariés est évidemment plus fort pour un agent au salaire d’embauche ou un jeune technicien ; les 700 euros annuels représentant un demi mois (voire plus) de sa rémunération. Pour un cadre moyen, c’est un tiers de la rémunération, l’intérêt se dilue… Rappelons, la CGT l’a démontré, que cette forme de rémunération est une véritable arnaque.
700 euros annuels, c’est un montant moyen de 58 euros par mois. Mais cette somme échappe aux cotisations sociales et ne comptent pas pour la retraite, ni celle de base, ni la complémentaire.
Pour les salariés payés en dessous du plafond de la Sécurité sociale (une majorité dans nos professions), si cette somme était intégrée dans le salaire brut mensuel, l’agent percevrait en moyenne 45 euros par mois durant toute sa carrière, mais également pratiquement 40 euros mensuels de plus sur ses retraites… à 25 ans d’espérance de vie à la retraite… faites le compte !
Depuis 1983, véritable première année de rigueur salariale, marquée par l’abandon du système d’échelle mobile des salaires « l’augmentation suivait l’inflation officielle », et en particulier depuis le début des années 1990, les accords de revalorisation annuels de la valeur du point ont tous été signés en-deçà du taux officiel d’inflation (merci la CFDT, FO et consorts…).
Conséquence en terme de paupérisation des salaires :
Au 1er janvier 1993, date de la prise d’effet du protocole du 14 mai 1992 :
Le SMIC à cette date était égal à 897,39 euros.
Le niveau 2 (170 pts) correspondait à 1079,75 euros, supérieur de 20,3 % au SMIC.
Le niveau 3 (185 pts) à 1175,07 euros, supérieur de 30,9% au SMIC.
Si l’on avait conservé ces différentiels dans le temps, le niveau 2 (que l’on peut considérer aujourd’hui comme le salaire d’embauche de la profession) devrait être égal à :
1 398,37 (SMIC) + 20,3 % soit 1682,23 euros.
Le niveau 3 de technicien :
1398,37 + 30,9 % soit 1830,47 euros.
La confédération CGT revendique un SMIC à 1700 euros. La revendication fédérale d’un SMPG à 2000 euros bruts ne fait donc que reproduire le différentiel de 1993 entre le SMIC et le salaire d’embauche. La réalité salariale d’il y a vingt ans ne pourrait-elle plus avoir court aujourd’hui ? Bien sûr que si !!
La paupérisation des salaires vécue depuis deux décennies dans la profession n’a aucune justification, ni économique, ni financière. C’est en fait un choix politique. Dans la Sécurité sociale, comme dans tout le secteur tertiaire, les salaires ont suivi la courbe descendante imposée aux rémunérations des travailleurs dans les secteurs de production industrielle et le secteur marchand, au bénéfice de l’actionnariat. Cette politique ultralibérale dans le secteur privé se devrait d’être accompagnée de la même politique de bas salaires dans le secteur « public », une trop grande différence de traitement pouvant être facteur de revendications et de conflits sociaux.
C’est ainsi que dans la Sécurité sociale, forts de ces objectifs imposés par les pouvoirs économiques et politiques, nos dirigeants du COMEX, toujours le doigt sur la couture du pantalon face aux ministères de tutelle, avec, il est vrai, la complicité objective de certaines organisations syndicales, n’ont eu de cesse que de faire se dégrader les rémunérations pour arriver à la situation d’aujourd’hui :
· Salaire d’embauche au SMIC,
· Une « ancienneté » comblant à peine l’évolution du SMIC,
· Une non reconnaissance des qualifications, un cadre peut pendant des années gagner moins que les agents qu’il encadre,
· Une individualisation des salaires,
· Un blocage de la valeur du point à son niveau de 2010,
· Des perspectives d’évolution salariale a minima.
Pour la fédération CGT, cette politique est réversible et nous formulons des revendications :
· Valeur du point à 10 euros,
· Salaire minimum professionnel garanti à 2000 euros bruts,
· Suppression de l’intéressement remplacé par un demi-mois de salaire,
· 300 euros de plus pour tous les salariés au titre du rattrapage de la perte de pouvoir d’achat cumulée ces dernières années.
Au regard du montant des salaires actuels, d’aucuns voudraient présenter ces revendications comme utopiques, inatteignables … nous venons de démontrer qu’elles remettraient les salaires à leur niveau d’il y a vingt ans ! Est-ce utopique dans un pays où la production intérieure a doublé pendant cette période ?
La valeur du point à 10 euros : inatteignable ?
C’est faire passer la masse salariale globale des quatre branches de Sécurité sociale de cinq à sept milliards d’euros. C’est tout à fait surmontable, les frais de gestion (3%) étant très bas dans la profession. L’application de la revendication du point à 10 euros les augmenterait d’à peine un point. Notons d’ailleurs qu’une part non négligeable de ce différentiel reviendrait à l’institution sous forme de cotisations sociales. Rappelons également que, au regard des taux d’exécution budgétaire des quatre branches, l’employeur ponctionne chaque année depuis au moins cinq ans, 100 millions d’euros sur les budgets de frais de personnels… ça relativise les moyens à mettre en oeuvre…
Chiffres communiqués par l’UCANSS à la demande des organisations syndicales, les taux d’exécution budgétaire pour 2008, 2009, 2010 se montaient à 98%. Pour une masse salariale de 5 milliards d’euros, le calcul est vite fait ….
NEGOCIATION SALARIALE 2012
Pour la deuxième année consécutive, le COMEX bloque l’évolution de la valeur du point. Les déclarations de l’employeur laissent entendre que nous entrons dans ce processus pour plusieurs années encore. L’accord définitif soumis à signature est du « même tonneau » que celui signé en 2011 : attribution de 5 points pour tous au 1er mai 2012.
Au cours de ces pseudo-négociations, seules la CGT et la CGC ont revendiqué une augmentation en pourcentage de la valeur du point. Les autres ont « pleuré » sur la situation de nos collègues aux plus bas salaires – situation qu’ils ont pourtant engendrée par leurs signatures d’accords salariaux au rabais - et considéré qu’il fallait ponctionner plus aux «petits» qu’aux «gros».
Voeux exaucés par l’UCANSS !
Pour un technicien Niv.3 à l’embauche (210 points) 5 points représentent 2,38 % d’augmentation.
Pour un technicien Niv.3 au plafond (325 pts) 5 pts représentent 1,53 % d’augmentation.
Pour un salarié à 400 points, 1,25 % d’augmentation.
Pour une inflation de 2,5 % en 2011…
La paupérisation continue !
De plus, cette attribution d’un même nombre de points pour tous ne fait qu’écraser la grille hiérarchique.
Niveau 3 en 2010 : 205 points )
Niveau 6 en 2010 : 305 points ) rapport 1,487
Niveau 3 en 2011 : 210 points )
Niveau 6 en 2011 : 310 points ) rapport 1,476
Niveau 3 en 2012 ( ?) : 215 )
Niveau 6 en 2012 ( ?) : 315 ) rapport 1,465
C’est un non sens économique de ne pas augmenter en pourcentage tous les salariés de la même façon. Un «gros salaire» peut très bien avoir un pouvoir d’achat inférieur à celui d’un «petit» en fonction de ses charges de famille. Ne stigmatisons personne. La perte de pouvoir d’achat engendrée par l’inflation est la même pour tous. Autre effet pervers du blocage de la valeur du point : blocage en euros des pas de compétence ! en 2010, un pas de compétence de 7 points valait 50,45 brut.
En 2012, il vaut toujours 50,45 euros brut ! si la volonté affichée de l’employeur se confirmait pour les années à venir et était entérinée par les organisations syndicales signataires, la valeur en euros du pas de compétence serait toujours la même en 2015 ! au rythme (minimum !) de 2 % d’inflation par an, son pouvoir d’achat aurait perdu au moins 10 % !! bravo !!
Si le salaire minimum dans la profession était de 2000 euros, comme revendiqué par la CGT, et si tous les salaires de la grille de classification étaient basés sur ce minimum, le technicien en début de carrière aurait un salaire brut de 2234 euros, le cadre niveau 6 un salaire de début de carrière à 3297 euros bruts. L’approche concernant les bas salaires serait alors toute différente et l’augmentation de la valeur du point pour tous dans la même proportion ne poserait sans doute plus de problème à personne…
Cette politique salariale n’a que trop duré. Il est temps d’inverser la tendance. Un rapport de force doit monter dans les personnels de l’Institution pour créer les conditions d’une véritable prise en compte de leurs revendications par l’employeur.
Money for nothing
Il aura fallu cinq séances de négociations et une suspension de séance à l’initiative de l’employeur lors de la réunion paritaire du 21 février, pour que l’UCANSS nous propose un centime d’euro de plus de l’heure, soit 3 points de plus sur une année.
Revenons sur le film de cette séance...
Ce 21 février 2012 à 14H, l’employeur propose 3 points au 1er mars et 2 points au 1er septembre, soit un total de 47 points sur l’année 2012.
Cette proposition est jugée insuffisante par toutes les organisations syndicales et aucune ne signera un tel accord.
Après une suspension de séance à 16H, l’employeur propose 5 points au 1er mai, soit un total de 50 points sur l’année 2012.
Certaines organisations syndicales qualifient cette nouvelle et ultime proposition d’avancée positive. De qui se moque-t-on !
Trois points de plus par an, c’est un centime net de plus de l’heure sur l’année...
On ne vous dit pas tout, ces augmentations collectives seront financées par les GVT de chaque organisme,
c’est-à-dire qu’elles diminueront de façon importante l’attribution de point de compétence et les changements de niveau.
On vous prend dans une poche pour mettre dans l’autre. Voilà la nouvelle façon de négocier de l’UCANSS.
Inacceptable, indécent, honteux, les qualificatifs ne sont pas assez nombreux.
Qui osera signer une nouvelle proposition pour un centime de plus de l’heure ?
La CGT l’a fait savoir avant de quitter la séance : elle ne signe pas de telles mesures.
Pour la reconquête de la protection sociale, pour des salaires qui nous permettent de vivre et non de survivre, pour de meilleures conditions de travail.
UN CENTIME D’€URO DE PLUS DE L’HEURE...
Bah oui, merci patron...
Revenons sur le film de cette séance...
Ce 21 février 2012 à 14H, l’employeur propose 3 points au 1er mars et 2 points au 1er septembre, soit un total de 47 points sur l’année 2012.
Cette proposition est jugée insuffisante par toutes les organisations syndicales et aucune ne signera un tel accord.
Après une suspension de séance à 16H, l’employeur propose 5 points au 1er mai, soit un total de 50 points sur l’année 2012.
Certaines organisations syndicales qualifient cette nouvelle et ultime proposition d’avancée positive. De qui se moque-t-on !
Trois points de plus par an, c’est un centime net de plus de l’heure sur l’année...
On ne vous dit pas tout, ces augmentations collectives seront financées par les GVT de chaque organisme,
c’est-à-dire qu’elles diminueront de façon importante l’attribution de point de compétence et les changements de niveau.
On vous prend dans une poche pour mettre dans l’autre. Voilà la nouvelle façon de négocier de l’UCANSS.
Inacceptable, indécent, honteux, les qualificatifs ne sont pas assez nombreux.
Qui osera signer une nouvelle proposition pour un centime de plus de l’heure ?
La CGT l’a fait savoir avant de quitter la séance : elle ne signe pas de telles mesures.
Pour la reconquête de la protection sociale, pour des salaires qui nous permettent de vivre et non de survivre, pour de meilleures conditions de travail.
UN CENTIME D’€URO DE PLUS DE L’HEURE...
Bah oui, merci patron...
Welcome to the jungle
Quelles sont les valeurs que devrait porter un agent de direction d'un organisme de Sécurité Sociale ?
Le service public ?
La solidarité ?
La défense d'une égalité de traitement sur le territoire ?
La défense de notre institution ?
Dans l'imaginaire des employés et des usagers oui, mais dans l'esprit de notre direction non.
Petit extrait de l'annonce parue sur le site UCANSS le 17 avril 2012 :
"A l’occasion de la mutation du directeur délégué, la Carsat Nord-Est recrute un directeur-adjoint, chargé du pilotage et de la gestion des ressources de l’organisme. (...) Doté d’une culture du résultat, vous êtes force de conceptualisation (...) Conscient des enjeux de l’organisme, vous impulsez le changement en interne. Vous rendez compte directement au directeur général de l’exercice de vos missions. (...) Une très bonne expertise dans le domaine des relations sociales et des RH, ainsi que dans le domaine juridique. (...)".
Traduction :
"Cherchons personne ambitieuse, capable d'appliquer sans remords les consignes de démantèlement d'un organisme de Sécu, de faire en sorte que les chiffres soient atteints afin que les primes des agents de direction tombent comme prévu. Attention, il reste quelques syndicats dans la boîte, mieux vaut avoir un peu d'expérience dans la manipulation de ces dinosaures et connaître un peu de droit du travail car des actions aux Prud'hommes sont possibles".
Voilà, au moins on sait à quoi s'attendre.
Eh bien Monsieur ou Madame le futur directeur-adjoint, la CGT et l'UGICT vous attendent pour conceptualiser...
BIENTÔT 6 MOIS : PREMIER BILAN
Nous avions des craintes, suite à des informations peu élogieuses qui à l’époque nous étaient parvenues (voir le 1er tract d’une série trop longue à notre goût). Force est de constater que nous n’avions pas tort d’être sur nos gardes. Le bilan ?
- L’annonce d’une ère de récession (pas d’embauche, pas de promotion, par contre, la valse des postes qui a commencé pour ceux qui n’ont pas la tête de l’emploi, et pas seulement des cadres…),
- Des « engueulades » épiques, des marques de mépris avérées,
- La revente des « bijoux de famille », comme la cession à la hussarde du 4bis, quelles qu’en soient les conséquences,
- La fermeture annoncée de l’agence Retraite d’Essey, avec, dans ce deux derniers cas, aucune garantie pour nos collègues déplacés autres que de vagues promesses prenant la forme de vœux pieux…
6 mois… On ne perd pas de temps à la direction.
Et encore, on se retient, parce que les vraies décisions, celles qui font mal, vont être prises maintenant, en cette fin janvier, lorsque la période d’essai sera terminée… et que notre directrice, assurée d’être assise sur un siège inamovible, aura le champ libre.
Et cela grâce à la complaisance molle de certains administrateurs dépassés, dont notre président, complètement manipulé par la directrice.
Ce dernier en omet même de rappeler à ses coreligionnaires qu’ils ont le droit, si ce n’est le devoir, d’émettre un avis sur la titularisation d’un directeur, sous le regard satisfait (et probablement agréablement surpris) des élus du patronat, qui vont pouvoir continuer tranquillement l’entreprise de destruction de notre institution.
Car au-delà des risques psychosociaux ou de la bureaucratisation inepte de nos missions, le problème est plus profond. Il s’agit de choisir entre deux modèles de société : favoriser le système libéral où l’argent est roi, ou continuer à développer un système de protection sociale qui lutte contre l’exclusion ( chômage, maladie, précarité…).
Les administrateurs qui oublient leur rôle de défenseurs des assurés sociaux sont devenus, consciemment ou pas, des soutiens de choix à la pensée dominante actuelle (au moins jusqu’aux prochaines élections), qui planifie et aide depuis des années la destruction de notre système de protection au profit du capital.
Il ne faudrait pas que notre directrice servante zélée du système, obtienne de ce conseil d’administration de serviles assistants.
Il ne nous reste plus, nous les salariés, qu’à décider de notre destin…
CAF Nancy
Les syndicats des Organismes sociaux CGT des régions Alsace et Lorraine, réunis ce jour, condamnent l’attitude inadmissible de la Directrice de la CAF de Meurthe et Moselle, Madame CHEVALIER qui refuse toute négociation avec les organisations syndicales et tiennent à dénoncer les 3 licenciements après en avoir déjà licencié 4 en 2011.
Par ailleurs, les syndicats des Organismes sociaux CGT des régions Alsace et Lorraine dénoncent le mépris avec lequel, la Directrice, Madame CHEVALIER traite le personnel en refusant de discuter des conditions de travail avec les organisations syndicales.
C’est inadmissible !
Les syndicats des Organismes sociaux CGT des régions Alsace et Lorraine exigent l’arrêt des licenciements et l’ouverture immédiatement de négociations sur les revendications du personnel de la CAF de Meurthe et Moselle et la réintégration des salariés licenciés.
A Nancy,
Le mardi 17 janvier 2012
Les syndicats des Organismes sociaux CGT
des régions Alsace et Lorraine
Lettre aux administrateurs de la CARSAT NE
Madame, Monsieur,
Depuis plusieurs semaines nous sommes interpellés par des agents de notre organisme sur la manière dont le management semble avoir changé depuis le renouvellement de notre direction.
Nous sommes conscients de la situation budgétaire précaire dans laquelle la caisse se trouve actuellement, les services concernés ont d’ailleurs alerté direction et instances depuis plusieurs mois.
Cependant, il ne nous apparaît pas justifié de faire payer le prix de cette gestion aux équipes techniques.
Le comportement récent de la direction dénote un manque de confiance appuyé, ainsi qu’un manque de respect répété qui n’est pas loin du harcèlement.
Ce manque de confiance se traduit également par la volonté de viser chaque décision, chaque projet, ce qui en soi ne serait pas une mauvaise chose si une des conséquences n’était de rallonger les délais de décisions et d’alourdir le travail administratif, ce qui affecte fortement l’efficacité du service rendu aux usagers.
Sclérosante, rigide et anxiogène, la situation inquiète toutes nos organisation syndicales, cadres et employés. Le passage d’un management très participatif à un management dirigiste et bureaucratique est peut-être une décision réfléchie de la part de nos décideurs, hormis ce choix de gestion, il est de notre devoir de vous avertir que la gestion du changement et la prise en compte de l’humain laisse fortement à désirer.
En tant qu’administrateurs vos prérogatives et missions ne sont certes pas de vous opposer à la direction pour défendre nos intérêts, mais en tant que syndicalistes, vous serez forcément à l’écoute de cet appel, qui sans être un appel à l’aide, n’en est pas moins le premier signal d’un malaise qui grandit.
Nous sommes décidés à faire ce qu’il faudra pour faire valoir nos droits à travailler dans le respect et la transparence, mais nous sommes également conscients que, au vu de la situation tendue de nos services de production, un mouvement social comme notre caisse en a connu il y a quelques années, serait particulièrement coûteux et dommageable pour le service rendu à nos assurés.
Une autre solution doit être possible, et nous l’appelons de tous nos vœux.
Depuis plusieurs semaines nous sommes interpellés par des agents de notre organisme sur la manière dont le management semble avoir changé depuis le renouvellement de notre direction.
Nous sommes conscients de la situation budgétaire précaire dans laquelle la caisse se trouve actuellement, les services concernés ont d’ailleurs alerté direction et instances depuis plusieurs mois.
Cependant, il ne nous apparaît pas justifié de faire payer le prix de cette gestion aux équipes techniques.
Le comportement récent de la direction dénote un manque de confiance appuyé, ainsi qu’un manque de respect répété qui n’est pas loin du harcèlement.
Ce manque de confiance se traduit également par la volonté de viser chaque décision, chaque projet, ce qui en soi ne serait pas une mauvaise chose si une des conséquences n’était de rallonger les délais de décisions et d’alourdir le travail administratif, ce qui affecte fortement l’efficacité du service rendu aux usagers.
Sclérosante, rigide et anxiogène, la situation inquiète toutes nos organisation syndicales, cadres et employés. Le passage d’un management très participatif à un management dirigiste et bureaucratique est peut-être une décision réfléchie de la part de nos décideurs, hormis ce choix de gestion, il est de notre devoir de vous avertir que la gestion du changement et la prise en compte de l’humain laisse fortement à désirer.
En tant qu’administrateurs vos prérogatives et missions ne sont certes pas de vous opposer à la direction pour défendre nos intérêts, mais en tant que syndicalistes, vous serez forcément à l’écoute de cet appel, qui sans être un appel à l’aide, n’en est pas moins le premier signal d’un malaise qui grandit.
Nous sommes décidés à faire ce qu’il faudra pour faire valoir nos droits à travailler dans le respect et la transparence, mais nous sommes également conscients que, au vu de la situation tendue de nos services de production, un mouvement social comme notre caisse en a connu il y a quelques années, serait particulièrement coûteux et dommageable pour le service rendu à nos assurés.
Une autre solution doit être possible, et nous l’appelons de tous nos vœux.
Mauvaise ambiance...
Notre syndicat a été alerté plusieurs fois depuis quelques semaines au sujet d'un changement d'ambiance au sein de notre caisse, suite visiblement à un changement de mode de management au plus haut de notre organigramme...
On nous parle d'incivilités, de demandes irréalisables, de délais irréalistes, de critiques violentes et souvent subjectives.
A l'heure où de grands groupes comme FranceTélécom ont fait un mea culpa sur ce genre de pratiques managériales, il est important que nous soyons vigilants à ce que le management par le stress ne soit pas chez nous la nouvelle norme.
Les contraintes budgétaires ne justifient pas tout !
C'est pour cette raison que nous proposons à l'ensemble des syndicats de la CARSAT de nous retrouver ce lundi à 14 hau local de la CGT, afin de faire le point sur les divers signalements qui nous ont été faits pour envisager notre action commune et prévenir une dégradation de nos conditions de travail et pour étudier certaines situations personnelles qui nous paraissent inquiétantes.
Nous allons également rencontrer nos administrateurs la semaine prochaine pour les tenir au courant de la situation et concillier avec eux l'interêt des usagers de la caisse et celui des agents de service public que nous sommes.
Nous ne voulons pas venir travailler chaque jour à reculons.
Si vous rencontrez actuellement ces problèmes, contactez-nous pour que nous puissions être à votre écoute et vous venir en aide.
CGT & UGICT : professionnellement engagés, socialement responsables.
On nous parle d'incivilités, de demandes irréalisables, de délais irréalistes, de critiques violentes et souvent subjectives.
A l'heure où de grands groupes comme FranceTélécom ont fait un mea culpa sur ce genre de pratiques managériales, il est important que nous soyons vigilants à ce que le management par le stress ne soit pas chez nous la nouvelle norme.
Les contraintes budgétaires ne justifient pas tout !
C'est pour cette raison que nous proposons à l'ensemble des syndicats de la CARSAT de nous retrouver ce lundi à 14 hau local de la CGT, afin de faire le point sur les divers signalements qui nous ont été faits pour envisager notre action commune et prévenir une dégradation de nos conditions de travail et pour étudier certaines situations personnelles qui nous paraissent inquiétantes.
Nous allons également rencontrer nos administrateurs la semaine prochaine pour les tenir au courant de la situation et concillier avec eux l'interêt des usagers de la caisse et celui des agents de service public que nous sommes.
Nous ne voulons pas venir travailler chaque jour à reculons.
Si vous rencontrez actuellement ces problèmes, contactez-nous pour que nous puissions être à votre écoute et vous venir en aide.
CGT & UGICT : professionnellement engagés, socialement responsables.
Elections dans la Sécurité Sociale
Avec 35,3% des suffrages tous collèges confondus, la CGT continue sa progression et conforte sa place de première organisation syndicale dans la profession.
Le 13 octobre 2011, les salariés des Caf, Urssaf, Carsat et des caisses nationales des branches ont voté pour élire leurs représentants aux Conseils d’administration.
Dans le collège encadrement, la CGT devient la première organisation syndicale.
Après la journée de grèves et de manifestations du 11 Octobre ce score démontre s’il en était besoin que les salariés des organismes font confiance à la CGT, organisation syndicale fermement engagée dans la défense des intérêts du personnel et la reconquête d’une Sécurité sociale au service de la population.
Ce choix des salariés se situe dans un moment particulièrement important où le personnel est malmené, maltraité, confronté à des restructurations incessantes menées sans concertation.
Si les salariés des Urssaf régionalisées (Auvergne, Pays de Loire et Midi Pyrénées) ainsi que des Caf départementalisées n’ont pas voté, les fusions et mutualisations et leurs effets dévastateurs sur les conditions de travail et la qualité du service rendu aux allocataires et cotisants étaient présents dans tous les esprits.
Ce vote est un vote de confiance envers la CGT. C’est aussi un vote de confiance pour les luttes à venir.
Fédération Nationale des Personnels des Organismes Sociaux CGT
263, rue de Paris Case 536 — 93515 Montreuil Cedex — Tél : 01 48 18 83 56 — Fax : 01 48 59 24 75 — Boite vocale : 01 48 18 81 18
fede@orgasociaux.cgt.fr — www.orgasociaux.cgt.fr
ELECTION DES REPRESENTANTS DU PERSONNEL AU CA
LE 13 OCTOBRE 2011 : Votez CGT !
En plaçant la CGT première organisation syndicale chez les employès, lors des dernières èlections des représentants du personnel au conseil d'administration en octobre 2006, vous avez largement soutenu et approuvé les engagements formulés par celle-ci :
· défendre à tous les niveaux (organisme de base, caisse nationale, Ucanss, ministère, parlement) les revendications des personnels, les garanties collectives,
· combattre les conventions d'objectifs, les contrats pluri-annuels de gestion qui sont des machines à broyer la vie des agents,
· agir pour le maintien des effectifs et s'opposer fermement aux restructurations, départementalisations, mutualisations et externalisations d'activité,
· lutter pour de véritables augmentations de salaires et des moyens budgétaires au service des agents (promotions, reconnaissance des qualifications, etc ... ),
· défendre nos missions de service public et lutter contre la remise en cause de l'action sociale de nos organismes.
La COG 2005/2008 a été votée par les administrateurs CFDT, CFTC, CFE/CGC, UPA, UNAF et personnalités qualifiées, abstention de FO. Seule le CGT a voté contre.
La COG 2009/2012 a été approuvée par les administrateurs CFDT, CFTC, CFE/CGC, UPA, UNAF et personnalités. La CGT et FO ont voté contre !
Cette COG, véritable machine de guerre contre le personnel prépare de nouvelles dégradations des conditions de travail, heures supplémentaires imposées, montée du stress avec les contraintes de gains de productivité, retards considérables dans le traitement des dossiers, fermeture des points d'accueil.
Les élections du 13 octobre 2011 seront l'occasion pour les agents des CARSAT d'exprimer leur colère et leur indignation face aux méthodes de gestion des directions et des caisses nationales.
Chaque voix pour la CGT sera l'occasion de dire oui aux augmentations des salaires, oui aux embauches en CDI, non aux suppressions de postes, oui aux embauches pérennes.
Notre programme : vous représenter et vous informer !
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